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admin on Mardi, juillet 6th 2010
En 1984, une nouvelle technique agricole est mise au point par le Père de Laulanié et son équipe. Cette technique va révolutionner le monde de la riziculture dans le monde entier. Elle prendra plus tard le nom de SRI, abréviation de Système de riziculture intensive. Les pays du Sud-Est asiatique l’adoptent. Leur production augmente considérablement. A Madagascar, le nouveau système a du mal à s’imposer. Il faut l’obstination des membres de l’ATS, héritiers de l’œuvre du Père défunt pour que les premiers résultats apparaissent. Aujourd’hui, la production des adeptes du système atteint jusque dans les 20t/ha. Un exploit quand on sait que la moyenne nationale de production rizicole ne dépasse pas les 2,5t/ha.

Les essais, les expériences et les réalisations en la matière concordent en ce qui concerne les possibilités de rendements élevés pour la riziculture malgache. Ces rendements atteignent 2 à 6 fois plus que les rendements traditionnels actuels du pays.
Si avec le système traditionnel de la production rizicole, les paysans sont habitués aux 2 t/ha, avec le SRI ils dépassent largement ce rendement. Une graine de semence donne 15.000 grains de paddy, soit 4,5 kilogrammes de riz sur 4 m².
Grâce à cette productivité très élevée, les paysans sont primés par le Ministère de l’Agriculture. Leurs exploits ont été rapportés en Chine lors de la conférence internationale et sont publiés dans le monde entier grâce aux informations transmises par Tefy Saina et CIIFAD (Cornell University).
Pour diffuser la méthode du SRI, l’association Tefy Saina décide de créer des villages-écoles pilotes dans diverses régions de Madagascar. Il s’agit d’y mettre en œuvre tous les projets de développement initiés par l’association. La vulgarisation du SRI en est un élément essentiel.
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