Depuis 2008, beaucoup de femmes Malgaches ont quitté le pays pour travailler au Liban d’après les statistiques récentes du Ministère de la Population. Elles sont intéressées car le salaire varie entre 150 et 200 dollars américains pour un travail de femme de ménage. Un salaire qui une fois converti en Ariary, donne 300
à 500.000 Ar mensuel
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L’engagement dans ce pays pour ce genre de contrat dure 3 ans, et si elles veulent y rester l’employeur peut renouveller le contrat. Certaines d’entre elles déclarent être satisfaites de leur sort: elles sont logées, nourries, travaillent dans des conditions décentes et en outre, elles ont la possibilité de se constituer un petit péculee qu’elles envoient à leur famille.

Mais certaines qui sont parties là-bas, déclarent aussi se faire maltraiter par leur employeur. Les maltraitances physique, les abus sexuel, une surveillance très étroite ou encore la confiscation de leur
passeport qui empêche la personne de se plaindre dans un pays étranger ou son propre pays. Il y a aussi la privation de nourriture…

En outre, le contrat signé au pays serait rendu caduque une fois arrivé au Liban. A la place, un autre contrat écrit en arabe est établi avec des conditions moins avantageuses, rendant leur séjour plus difficile. Parmi les victimes pour la maltraitance, Mampionona, une jeune mère de 21 ans qui a travaillé en tant que femme de ménage pendant 2 mois au Liban, est morte. Et aussi Hary a témoigné: « Pour mon cas, mes parents ont dû payer 11 millions d’Ariary à l’agence de placement, sise aux 67ha, pour me faire revenir au pays parce que je ne supportais plus les
tortures qui ont durées près de 4 semaines de suite ».

Dernièrement, Ginette 25 ans, employée au Liban qui vient de décéder lundi dernier à l’hôpital HJRA, suite à la maladie qui l’a rongée depuis le Liban. Elle est rentrée sans salaire au Pays. C’est la deuxième fois qu’une famille originaire d’Ambositra a perdu son enfant parti travailler au Liban. L’état doit intervenir le plus vite possible pour protéger les Malgaches qui travaillent au Liban et pour trouver une solution face à ses abus, tout en favorisant l’emploi.