Le discours présidentiel de Andry Rajoelina pour l’année 2011 à été admirable, Andry Rajoelina annonce ainsi une année importante de la vie politique Malgache.

«Nous allons avancer pour concrétiser le défi que nous avons lancé: celui d’instaurer un nouveau Madagascar, debout, développé et être la fierté de tous les Malgaches». Dans un ton serein et fortement optimiste, le Président de la Haute autorité de la Transition a prononcé, vendredi dernier dans la soirée, le traditionnel discours à la Nation, dans le cadre de l’avènement du Nouvel an. Un discours qui, après avoir retracé les points forts et chauds que le pays a endurés durant 2009, a exhorté chaque citoyen à se donner la main pour atteindre l’objectif fixé. Pour ce faire, Andry Rajoelina a concédé que «bon nombre de programmes nous attendent mais, quoi que puissent être les difficultés à surmonter, l’année 2011 sera celle de tous les défis et du développement!».
Un langage de l’optimisme qu’il a tenu pour installer tous les Malgaches sur les rails de l’espoir. Ceci, après que ces derniers aient vécu des péripéties pas toujours reluisantes durant l’année passée. D’ailleurs, le Chef de l’État a pris le soin de rappeler à tous «les moments durs, ayant même exposé – à certains moments – tout un chacun au désespoir et les épreuves coriaces endurées par bon nombre de Malgaches» pour, d’une part, les profondément remercier « sur la foi, la confiance et l’amour qu’ils ont manifestés» et, de l’autre, pour marquer, d’une manière indélébile, que « ce fut dans ces dures épreuves que tous les Malgaches ont puisé la force, l’espoir et la nouvelle vision pour élaborer et mettre en place un nouvel ordre social pour un Madagascar nouveau».
«La naissance de la 4e République qui a marqué l’histoire et sur quoi le Peuple a mis tout son espoir», a – t – il précisé. En tout cas, ayant mis au devant de la scène, pour la énième fois, le slogan du Cinquantenaire, «fierté national et amour de la Patrie», le Chef de l’État a fait remarquer que «le Référendum a été tenu dans le calme total et dans la pleine transparence. Ceci, avec la force et les moyens proprement nationaux». «Et, bien qu’aucun financement étranger n’ait été reçu, nous avons pu honorer nos dettes internationales tout comme n’avons nullement contracté de nouveaux emprunts à l’extérieur et n’avons pas également eu recours à la planche à billets. D’ailleurs, la monnaie malgache a toujours résisté face aux devises étrangères», a – t – il marqué. Et lui de continuer que «la politique d’austérité a été mise en place et la gestion des finances publiques a également été fortement encadrée pour éviter les gabegies et autres dilapidations». Il a même cité, comme exemple en la matière, «l’interdiction, pour la majeure partie des autorités étatiques, à des voyages à l’extérieur».

Appels solennels…
Entre autres réalisations, le Président Rajoelina a également cité «l’abaissement de 44% des dépenses de l’État; le maintien des prix à la pompe des carburants; etc.», sans que tout ceci n’ait privé le régime de Transition de s’atteler à des programmes d’investissements: «logements sociaux; hôpitaux aux normes internationales; fonds spéciaux d’appui pour les jeunes; palais et terrains de sports; site culturel d’Antsonjombe, le plus grand dans l’océan indien; etc.». Des réalisations et autres programmes qui, pourtant, ne lui ont enlevé ses soucis de «combattre davantage l’insécurité urbaine et rurale; d’intensifier la lutte contre la corruption et pour la création d’emplois». Tout ceci, sans qu’il n’ait oublié d’égratigner au passage «ceux qui ont perpétré des revendications sans commune mesure avec les réalités et qui ont perturbé le cours des affaires de l’État». «Il est effectivement difficile de changer les comportements et les mentalités de tout un chacun», a – t – il fait remarquer.
En tout cas, Rajoelina Andry a lancé, à l’occasion, des appels solennels à tous les Malgaches: «que nous nous attelons ensemble au développement de notre Patrie; que le respect mutuel nous anime; que cessent les propos et actes blessants et provocateurs; que cessent la haine et les représailles; que tout un chacun déploie davantage d’efforts d’écoute; il est possible de se rapprocher dans le respect mutuel et régi par la sagesse bien malgache; que personne ne s’adonne plus à la division des Malgaches; que la tolérance et le dialogue, sans arrière -pensée, régissent tout un chacun». Et lui de remettre au goût du jour les grandes lignes de la feuille de route malgacho – malgache pour la sortie de crise: «mise en place du Gouvernement d’union nationale qui va organiser toutes les élections à venir, 2011 étant l’année des scrutins électoraux». Dans sa conclusion, Andry Rajoelina a réitéré son serment solennel: «je veillerai en permanence sur le bien – être du Peuple et j’affecterai toutes mes forces au développement de la Nation!».
Recueillis par R. Christian Frédéric

Plus d’optimisme!
Comme à l’accoutumée, en dehors du Président de la Haute autorité de la Transition, Andry Rajoelina, des hommes politiques ainsi que de simples citoyens ont envoyé des messages de vœux de Nouvel an à leurs proches ou à leurs connaissances. En somme, leurs messages sont généralement focalisés sur le contexte socio politique a Madagascar actuel. Presque la totalité des Malgaches souhaitent la fin de la crise qui a trop perduré. Visiblement, tous semblent optimistes quant à la résolution de la crise. L’ensemble de la classe politique s’est mis d’accord sur une nouvelle base de discussion pour la mise en place d’une structure consensuelle devant aboutir à la sortie de crise. Même l’ancien Président de la République, Marc Ravalomanana, est très optimiste.
Intervenant par téléphone lors du dernier meeting des trois mouvances de l’année dernière, au Magro Behoririka, cet ancien locataire d’Iavoloha a crié haut et fort que «la crise sera résolue». Et cet ancien Président démissionnaire de rappeler qu’« il est temps de procéder à la réconciliation nationale et à la prise de responsabilité de tous». L’occasion a été mise à profit par le fondateur du parti Tim de soutenir l’initiative des Mamy Rakotoarivelo et consorts en retournant à la table des négociations tout en désavouant l’ancienne Sénatrice Eliane Naike qui, notons – le, n’a eu de cesse de proférer des propos haineux et vexatoires.
Quant à l’ensemble des acteurs politiques, cette année sera décisive pour l’avenir de la Grande Ile. Les leaders politiques, avec l’appui de la Communauté religieuse et celle internationale, sont condamnés à s’entendre. Ces derniers temps, on s’achemine vers un climat d’apaisement. Ceux ou celles qui s’opposent à ce processus de dialogue seront mis à l’index par la population. Après deux années de crise politique, le Peuple n’a qu’un seul vœu à adresser aux acteurs politiques: «que la paix règne de nouveau sur la Grande Ile». Le Président Andry Rajoelina a déjà donné le ton lors de son message à la Nation du 31 décembre dernier.