Que recouvre précisément le terme d’externalisation

L’externalisation répond généralement à un besoin d’optimisation de coûts. Elle permet à la société clientes de transformer certains coûts fixes en coûts variables (ressources humaines, local, administration …) et de se recentrer sur son cœur de métier. Les activités de soutien comme la saisie de données, la relance clients ou encore la comptabilité sont ainsi confiés à des prestataires extérieurs, souvent étrangers pour des raisons d’optimisation financière. L’externalisation offre en effet de nombreux avantages. Pour les domaines où la technicité est importante (développement informatique, comptabilité, référencement …), le recours à l’outsourcing permet d’avoir des équipes directement opérationnelles. En confiant le travail à un expert, la société cliente réduit également les risques d’échec. De plis, le client n’a pas besoin de prendre en charge les coûts de recrutement, ni ceux de formation.
Pour les fonctions plus opérationnelles (BPO, Relation Client, Gestion de ressources humaines …, le recours à l’externalisation permet à la société cliente d’optimiser ses coûts. En effet, les prestataires peuvent faire des économies d’échelle intéressantes grâce à leur taille et en font bénéficier leurs clients. De plus, certains de ces besoins sont saisonniers comme la saisie de données. En faisant appel à un prestataire extérieur, le client n’a pas besoin de gérer la saisonnalité des emplois et peut se reposer sur une société spécialisée.

L’externalisation peut être rapprochée de la sous-traitance. Mais les spécialistes tiennent toutefois à préciser que la sous-traitance concerne surtout la production (production pièces automobiles, textile …) tandis que l’externalisation concerne plutôt les fonctions de la société. L’externalisation de saisie peut donc être assimilée à la délocalisation tandis que ce n’est pas le cas pour l’externalisation comptable.

L’offshore change de dimension

Les délocalisations à l’étranger suscitent des craintes et les formules se déclinent en fonction du secteur ou des destinations concernées. Ce mouvement semble inéluctable et gagne en valeur ajoutée dans les activités de services informatiques.

Première idée reçue : l’offshore ne concerne pas seulement l’Inde. Loin de là. Un groupe comme Capgemini s’y développe fortement, mais les entreprises françaises passent aussi par d’autres pays. Syntec informatique, auteur d’une étude sur le sujet et qui compte un groupe de travail spécialisé en interne, distingue l’offshore proprement dit, l’Inde essentiellement, du nearshore concernant les délocalisations vers des pays qui sont à trois heures d’avion de Paris. C’est là que se dirigent les entreprises françaises, vers l’Europe de l’Est, surtout la Roumanie, le Maghreb et une partie du pourtour méditerranéen. Deux pays s’ajoutent à cette catégorie : Madagascar et l’Île Maurice également francophones, donc très proches tout en étant à plus de trois heures d’avion. Ces définitions seraient incomplètes sans l’onshore, pratique consistant à faire travailler dans un pays des salariés aux conditions d’autres pays. Ce serait, non pas le plombier, mais l’ingénieur polonais ! Le homeshore, l’incitation à faire travailler des salariés chez eux en télétravail avec des statuts d’indépendants, participerait de la même démarche. Autre idée reçue, l’offshore ne se limite pas, du moins ne se limite plus, à des activités d’automatisation. Directeur d’un cabinet spécialisé en offshore, Scemi, créé en 2002, Alexandre Lemaire explique : « Je distingue trois types d’activités concernées par l’offshore : la saisie et le traitement de données, les activités de centres d’appels, enfin le développement informatique » . Depuis Madagascar, où il a créé la société Ingedata, Stéphane Guillemin témoigne : « Désormais je pratique non seulement de la saisie, par exemple pour la gestion de la paie ou des activités d’édition, mais de plus en plus du back office pour les sociétés Internet » . Cette montée en puissance de l’offshore sur des activités à plus forte valeur ajoutée est le grand tournant des mois à venir. Elle rend le mouvement inéluctable et suscite les plus grandes craintes dans les organisations syndicales, l’offshore devant toucher les postes de cadres et d’ingénieurs. Dernière idée reçue, l’offshore ne signifie pas baisse de qualité. Tous nos interlocuteurs déplorent les moutons noirs du secteur, ceux qui vendent avec le seul argument des coûts réduits. L’offshore aujourd’hui réclame de montrer patte blanche. Et de produire des critères de qualité crédibles. « Ils ne manquent pas , plaide Alexandre Lemaire. Comme les coûts salariaux sont plus bas, nous pouvons créer des postes de chefs de projets sur nos services et imposer encore plus de contrôle que pour une prestation réalisée en France. » Pour sa part, Pierre luc Gervais, directeur général de IIS-MADAGASCAR confie que « la qualité vient de nos recrutements. Nous embauchons de jeunes Malgaches à bac + 5, ils parlent français et lisent l’anglais. Ceci nous permet d’attaquer des marcher a l’export en Cine et aux Etats Unis. » .

SOUS TRAITANCE  MADAGASCAR

Vais-je « faire » ou « faire-faire » ? Que ce soit dans le cadre d’un projet ou pour répondre à un besoin opérationnel, les décideurs se posent tous la même question ! Un choix d’importance qui conditionne l’utilisation des ressources et influence les résultats de l’entreprise…sous-traitance à Madagascar

Il est souvent naturel de faire appel à des experts externes pour des questions de droits, de finance ou de communication, quand d’autres tâches sont dévolues à l’interne. Seule la parfaite connaissance de son entreprise et de ses besoins d’affaires, combinée à une évaluation de la manière la plus rentable de les combler, permettent de bien départager les situations où le décideur a un avantage à « faire », de celles où l’externalisation apparaît comme la meilleure solution.