Grève des étudiants : un autre son de cloche
Actuellement, il existe une divergence au sein des différentes associations d’étudiants à Ankatso quant à leurs objets de revendication, quand bien même le but est la reprise des cours.
Landry Boto qui représente les étudiants du 3e cycle au sein du département d’Economie de la faculté de Droit, Economie, Gestion et Sociologie (DEGS) a annoncé hier pendant une conférence de presse à l’université de Tananarive, qu’ils n’accepteront plus d’être manipulés à des buts politiques. De ce fait, cette frange d’étudiants rejette la demande à caractère politique de certains étudiants.
Reprendre les cours
Landry Boto se plaint de ne pas comprendre le désir de certains étudiants de limoger le ministre de Finance et des Budgets alors qu’ils ont un ministre de tutelle qui est celui de l’Enseignement supérieur. Les étudiants en Economie demandent seulement que les activités pédagogiques reprennent car ils affirment être les premières victimes de la grève, étant donné que les autres étudiants des départements de l’EESDGS ont déjà terminé leur deuxième session et n’attendent plus que le résultat des examens, contrairement à eux.
La tension est donc susceptible de monter encore d’un cran à Ankatso. Et Landry Boto de prévenir qu’ils vont demander au Seces (le Syndicat des enseignants chercheurs) de ne pas dissuader les enseignants qui expriment le désir de travailler cette semaine. Si leurs souhaits ne sont pas satisfaits, ils vont empêcher les enseignants grévistes de pénétrer dans leurs bureaux afin de ne pas les surprendre dans la tenue des examens. Malgré cela, les présidents des autres associations estudiantines insistent et disent qu’ils vont demander au Seces de réunir leurs forces cette semaine pour trouver le plus rapidement possible une solution à cette crise universitaire qui n’a que trop duré. Sebastien Andriamaholisoa, président de l’association des étudiants au sein de l’EESDG exprime le désir des étudiants de faire un sit-in, soit au ministère, soit à Ambohitsaina pour que les étudiants ne soient pas davantage victimes de la grève des enseignants.
Par conséquent, la demande du paiement total des indemnités de recherche des enseignants chercheurs et de leurs indemnités pourrait devenir encore un facteur de blocage de la situation dans les universités publiques.
Les étudiants ne sont pas encore sortis de l’auberge et ce n’est pas demain la veille de la reprise de leurs cours.
L’INSTITUT CONFUCIUS A AMBOHITSAINA
Depuis de l’ouverture de l’Institut Confucius, des étudiants de l’Université D’Antananarivo ne manquent pas de gagner des intérêts. Le mandarin constitue une filière entière étudié à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH). Le cours se déroule au locale de bâtiment de l’Institut Confucius au Campus à Ankatso. La langue et la culture chinoises (danse, musique, art culinaire, histoire de la Chine, etc.) seront au cœur des études. Il faut rappeler que les Chinois constituent le quart de la population mondiale. La langue chinoise est alors une langue universelle.
L’Institut Confucius collabore avec les grandes écoles de la capitale et des sociétés informatiques telles qu’IIS-MADAGASCAR, une société de création de site internet et intégration open source.
A titre d’information, la capacité d’expression est garantie aux étudiants assidus après 6 mois d’études selon les explications de l’enseignante. Il en est de même pour l’écriture des caractères chinois qui constitue un exercice favorable à la capacité de mémorisation. Pour les enseignements à l’Université, les initiés seront sanctionnés par un diplôme de licence d’études en langue chinoise en suivant une formation de 3 ans ou un master pour un cursus de 4 ans, en même temps ces diplômes sont reconnus par l’Université normale de Jangxi.
Pour les ressortissants chinois à Madagascar, des cours gratuits ont également existait depuis le 16 mai dernier.
Distribution de kit scolaire pour la semaine prochaine
A l’approche de la rentrée, la distribution de kit scolaire par le ministère de l’Education nationale n’est pas encore commencée. Rappelons que la distribution de ce kit est initiée par l’ancien Président de la République Marc Ravalomanana pour alléger les charges des parents.
« Ces sont des fournitures scolaires confectionnées à Madagascar, pour privilégier les opérateurs malgaches » explique Aristide Ratsimandresy, directeur général de l’Education nationale.
Un élève bénéficiera de quelques cahiers imprimés avec le logo du ministère de l’Éducation nationale. La carte de Madagascar est inscrite sur la couverture avec des messages pour la préservation de l’Environnement.
Cette année, les classes de 1ère, 4è et 5è du primaire des écoles publiques et privées en bénéficieront. Seuls ces premiers seront dotés d’un sac à dos.
Célébration du 10ème anniversaire de l’institut de la Francophonie pour l’Entreprenariat (IFE)
L’AUF a mis en place un réseau d’Instituts de la Francophonie comme l’Institut de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat (IFE)