Les sites web privilégient le tourisme.
Avoir une adresse e-mail, c'est mieux, être présent sur la toile c'est encore un atout. Quelques centaines de Malgaches ont leurs pages personnelles. Et avoir un site web est devenu une préoccupation des entreprises malgaches. La plupart d'entre eux sont axés sur la promotion du tourisme.
Aucune entreprise ne s'est installée dans le commerce en ligne. ( Ceci est du aux lois des finances interdisant toutes sortie non controlee des devises de Madagascar : impossible d’utiliser les paiements en ligne sous peine de prison….)
“ Les techniciens malgaches sont fort capables dans l'écriture de programmes, mais il leur manque le côté design dans la conception de site internet", constate le chef de projet web de la société Ibonia. "Il n'existe pas encore d'école d'infographie à Madagascar", poursuit-il.
La plupart des sites malgaches ou concernant Madagascar sont hébergés à l'étranger. “C'est une question de sécurité et de sûreté”, annonce Tsiory, webmaster. La fiabilité de la connection est une des conditions dans la survie d'un site internet.
En général, leurs contenus tournent autour de la présentation, l'adresse de contact, et les actualités. "Il faut approfondir les recherches pour arriver à trouver ce qu'il faut sur Madagascar", se plaint un internaute.
"Certains webmasters ne donnent pas la priorité à la mise à jour du site", explique Tsiory. Même le site du gouvernement ne l'est plus à jour depuis un certain temps. "Le site est en cours de maintenance", annonce-t-on sur la page d'accueil. Pour certains ministères, cette mise à jour date du debut de l'année.
Le site officiel de l'Association NIC.MG, une association gérant le nom de domaine .mg, est tout à fait délaissée.
Le chemin est encore loin pour Madagascar. Sa présence sur la toile est encore insignifiante.
Petit historique sur l’installation de l'internet.
Le réseau des réseaux est arrivé dans la Grande île vers la seconde moitié des années 90. En 1995, Telma et France Cable Radio ont créé la société Data Telecom Service (DTS). Celle-ci est le seul fournisseur d'accès internet (FAI) sur le marché jusqu'en 1997, quand d'autres opérateurs ont rejoint le rang.
Grâce à l'appui américain, à travers le projet “Leland Initiative”, neuf autres sociétés, à savoir Alias, Blanche Birger, Compro, Créapro, Network, Blueline, Simicro, Sinergic et Vitelcom. sont entrées dans l'arène en février 1997.
Si la plupart d'entre elles choisissent Antananarivo comme siège social, deux sociétés se sont implantées ailleurs. Ainsi, l'Association des surfeurs en ligne (ADSL) était basée à Antsirabe (elle n'existe plus), et Fortnet se trouve à Tolagnaro.
Actuellement, Madagascar compte six providers : Blueline, DTS, Orchid Systems, et Simicro. Trois d'entre eux dominent le marché : Blueline, DTS et Simicro.
L'absence des Chinois dans cette course est à noter. Cela n'empêche pas qu'une de leurs firmes tente d'obtenir le marché de l'installation de la fibre optique.
1998 1999 2000 2001 2002
Nombre d'abonnés 3.280 8.100 10.094 12.500 11.184 15.000 (2003)
Chiffres d'affaires (en millions de dollars)
1,7 2,5 3,4 3,8 ---
19.2 (2006)
Bonne nouvelle : USAID vient d’octroyer 323.000 USD (hors overaid pour l’aide au desenclavement de certaine region. Maintenant le probleme va etre comment utiliser au mieux cet argent malgre l’obligation d’engraisser des monopoles illegitimes (DTS,TELMA, etc) en raison de reglementation aventureusement passeiste avalise par l’OMERT.
Source : Omert www.omert.mg : les données 2004 et 2005 ne sont pas encore disponibles sur le site.
Rapport LMI , mission USAID K.Steinscick (MTDS),Avril 2005 ( Ex leland Initiative)
Lova Rafidiarisoa
Pierre-luc Gervais
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