TRANSPORT

Air Madagascar: Une nouvelle destination pour Pékin et Japon !

Après Tanà-Guangzhou, Air Madagascar veut renforcer sa position en Asie, la compagnie aérienne nationale envisage d’ouvrir deux nouvelles lignes sur le continent asiatique. Selon le ministre des Transports Roland Ranjatoelina, des contacts sont maintenant en cours en vue de l’ouverture sur deux nouvelles destinations: Pékin et Japon.
Ce projet est annoncé par le Ministre du transport lors de la présentation du représentant de l’agent général de fret d’Air Madagascar à Guangzhou, au Colbert ce jeudi dernier. Ce projet témoigne de la volonté des dirigeants de la compagnie aérienne nationale de s’atteler à son redressement.
Dorénavant, ce sera la société chinoise KS Global Air § Sea Logistic qui sera l’agent général de fret d’Air Madagascar à Guangzhou. La présence de cette agence dirigée par le PDG Addy Hung, est d’une importance particulière dans la mesure où cela permettra, à terme, à Madagascar de devenir une plaque tournante du transport aérien entre l’Afrique australe, l’Océan Indien et l’Asie.

Transport terrestre : Les opérateurs hausse le ton

Les opérateurs travaillant dans le transport terrestre dénoncent l’anarchie totale dans le secteur, faute de loi le régissant.Un parterre de représentants du transport terrestre regroupant l’union des coopératives de transport urbain, national, régional et suburbain ainsi que d’autres groupements ont joué cartes sur table hier, à Ankorondrano.

Pour illustrer l’anarchie totale, certains exemples tirés de la réalité actuelle, tels le désordre régnant dans les gares routières à l’instar d’Ambodivona ou au Fasan’ny karana, engendrent entre autres un brouhaha dans leur emplacement. En outre, la recrudescence de l’insécurité ces derniers temps, a fait déborder le vase. « Avec l’abrogation de la loi 95/029 en 2004, c’est la loi de la jungle qui règne », fulmine Hery Rakotoarisoa, président du syndicat des transports (SEMAMPAFI). « C’est vraiment impensable de voir une centaine de coopératives à Ambodivona alors que cette gare routière provisoire ne peut en contenir qu’une trentaine », enchaîne Gabriel Razafijemsa, président de l’Association des opérateurs de transport de voyageurs (Aotravo).

Ces accusations semblent s’adresser en premier lieu à l’Agence de régulation des Transports Terrestres (ATT), autorité habilitée à gérer le secteur. Dans son propos, Samuel Rakotondrajoa, directeur général de cette entité ne nie pas le fait. « Ce problème a déjà existé avant la création de l’ATT. Faute de moyen adéquat, on ne peut pas fonctionner convenablement comme les autres entités de régulation maritime ou d’aviation ayant bénéficié du financement de la Banque mondiale », se défend-il.

TRANSPORT MARITIME : La MSC pourrait ne plus desservir le pays

Du fait de l’ insularité de la Grande Ile, la MSC-MAD, filiale malgache de la Mediterranean Shipping Company (MSC), deuxième transporteur maritime du monde, joue un grand rôle en matière d’importation ou d’exportation du pays. Cette compagnie maritime qui est présent au pays depuis 20 ans, transporte le plus de 80% des marchandises qui entrent ou sortent de Madagascar. Cependant cette compagnie pourrait être amenée à ne plus desservir le pays.

En effet, Cette décision des propriétaires de la MSC à Genève conteste le jugement commercial du 11 septembre rendu par le tribunal de première instance de Toamasina condamnant son agence à Madagascar à payer plus de 600 millions d’Ariary dans une affaire où elle n’a fait que se conformer à son rôle de transporteur maritime. L’affaire porte sur un contrat de transport conteneurisé de 14 t de poivre noir expédiées par la société malgache Intertrade International pour le compte de la société indienne Saravana
De toutes les façons, selon un des dirigeants de MSC-MAD, la maison-mère ne veut pas que son agence serve de bouc émissaire et soit traitée de « vache à lait » dans un litige qui n’engage pas sa responsabilité de transporteur. Ses obligations consistant uniquement à transporter l’objet d’un point « A » à un point «B ». Ce qui a été fait. D’où la menace des dirigeants de la MSC de fermer son agence à Madagascar si cette dernière est obligée de payer la somme fixée par le tribunal de première instance de Toamasina.

De ce fait, les conséquences d’une éventuelle fermeture de l’agence de la MSC à Madagascar seront lourdes de conséquences pour le pays sous de nombreux points de vue. A part le manque à gagner sur l’import et l’export, le MSC emploie dans sa flotte de transport de marchandises conteneurisées et de passagers plus de 1.250 marins malgaches. Ces derniers sont payés suivant les normes internationales. En moyenne, chaque marin perçoit 1.200 dollars par mois. Ainsi, en plus des 1.250 marins qui risquent de perdre leurs emplois, c’est un manque à gagner en devises non négligeable qui est en jeu car ces marins virent leur salaire à Madagascar.

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