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je ne suis ni cuisinière présentatrice sur une chaîne TV malagasy, ni joueuse de tennis...
Je commence enfin à prendre un peu de temps à faire le tour des quotidiens malagasy et des portails d'actualités. Et donc de passer par le site de Sobika. Et de tomber sur cette photo à l'occasion du tournoi Tennis Telma Premium au nouveau Club Olympique de Tana en juin dernier:
Sur cette photo, il s'agit bien de Tatum Randriantefy, soeur de la célèbre joueuse de tennis Dally Randriantefy. Certes j'aime rester derrière mon pseudo mais je n'en suis pas schizophrène pour autant. :) On est juste "amies" sur Facebook, sans que cela nous engage à rien... Mais sans offense aucune, Niry. :)
Quant à Tattum qui anime une émission de cuisine sur RTA, et bien je serai bien curieuse de la voir un de ces jours. Car la fois où Hery m'a invitée sur Karajia, le salon de discussion des Namana Serasera, il faut dire que je n'ai pas tenu bien longtemps, un quart d'heure à peine.
Quasiment toutes les minutes, un internaute m'a interpellée tout naturellement: "inona ny masaka e?", "matsiro ve izy ao?" ainsi que de nombreux encouragements... Il m'a fallu quelques instants avant de percuter que l'on me confondait en fait avec quelqu'un d'autre, et que j'en ai certes entendu parler mais je n'ai jamais vu son émission. Donc un peu oppressant comme situation... Aussi si Tattum de la RTA surfe sur le net, qu'elle fasse un tour du côté de Karajia, elle y a de nombreux fans. :) Ou qu'elle ouvre son blog culinaire, thème toujours très prisé par les internautes.
- Bonjour, je m'appelle Tattum et... - Bon-jour Tattum... - et c'est pas mon vrai nom, je bois et je fume...
La Fête de l'Internet en est à sa neuvième édition à Madagascar. Ce qui signifie que sa première édition s'est tenue en 1999. Je suis bien curieuse de savoir quelle était la situation cette année là en matière d'accès à Internet... Dommage, le site du FIM (Fête de l'Internet à Madagascar) ne laisse pas d'archives pour remonter le temps... Restent les souvenirs.
De l'usage d'Internet, j'en ai déjà fait allusion dans un précédent article. Au tout début, Internet m'a d'abord laissée complètement indifférente, puis m'a intimidée. 1995: Ma mère a l'occasion de découvrir Internet et de l'utiliser quotidiennement dans le cadre de son travail. De temps à autre lorsqu'on vient squatter dans son bureau, elle nous parle d' "email", comme quoi c'est très pratique, et fait gagner beaucoup de temps. A plusieurs reprises, elle nous a invité de voir cela de plus près sur son écran, peine perdue. Désintérêt, incompréhension, appréhension également.
1996: Je me décide enfin à accepter de créer mon premier compte email sur Yahoo! Malgré la grande patience de ma mère à expliquer comment ça se crée, comment ça fonctionne et à quoi ça sert, l'intérêt ne m'a toujours pas sauté aux yeux. Il faut aussi dire qu'une adresse email a une utilité que si l'on peut correspondre. Or, en 1996, aucun de mes amis ne disposait d'adresse email, mot qu'on n'avait d'ailleurs probablement jamais prononcé auparavant. Donc pour que mon compte ne soit clôturé pour cause d'inactivité prolongée, j'apprends à échanger des emails avec... ma mère. Tantôt on se connecte sur son compte, tantôt sur le mien. Encore loin du top de la technologie! Aussi quand elle me vantait tout le bien qu'elle pensait d'Internet, en tant qu'outil pour dépasser les frontières, ou fenêtre sur le monde, je ne comprenais toujours pas en quoi vu que j'échangeais des lettres d'un compte à l'autre. La vérité c'est que je ne cherchais absolument pas à comprendre, davantage préoccupée par mes hormones sûrement et ma crise d'adolescence.
1998: ce n'est qu'en 1998 que je découvre les moteurs de recherche et commence à comprendre qu'Internet ne se réduit pas à l'envoi de courrier qui met une seconde au lieu de 15 jours pour arriver. Et de parcourir des sites dans le cadre de ma poursuite d'études. Et j'ai enfin des correspondants autres que ma mère, à qui écrire. Surfer devient très pratique pour se renseigner sur les filières, les options, les matières proposées par les écoles et universités. Pratique également pour obtenir les dossiers de pré-inscription et pour s'occuper des modalités administratives. Maintenant que c'est plus clair, Internet commence à attiser ma curiosité.
2000: ce n'est finalement qu'en 2000 que j'en fais un usage intensif, une fois loin de ma famille et cette fois, de manière durable. Internet devient important pour réduire psychologiquement la distance, la séparation. C'est le lien, la dose quotidienne pour recevoir et donner des pensées, du courage, des moments de plaisir tout comme de doute. Des camarades de promotion me demandaient d'emprunter mon adresse email pour recevoir des emails de professeurs ou autres correspondants. Ne trouvant cela pas pratique pour un sou, et tenant tellement à mon intimité, créer son compte sur Yahoo! a fait l'objet d'une mobilisation spontanée. Je pouvais écouter une radio malgache en ligne, et grâce à un site qui permettait d'envoyer 20 sms gratuits par jour, je m'amusais à commenter une émission en live, mes sms étant lus par un des animateurs que je connaissais (un p'tit clin d'oeil en passant...). Internet devenait vital pour maintenir le lien avec ses proches à distance. Et accessoirement pour mes travaux de recherche dans le cadre de mes cours.
2001: constat: j'étais devenue accro au net. Je faisais de tout, recherches, mails, chat, musique, partage de photos, formation en ligne, etc... J'y passais quasiment toutes mes pauses-déjeûner, après avoir avalé en quatrième vitesse le menu du midi, et tous les soirs avant de rentrer. Mes amis ne disaient plus rien, au mieux, ils m'accompagnaient à la salle Informatique où les étudiants pouvaient surfer en libre accès. Mais comme toute drogue, arrive une situation où l'on se dit qu'il y a tout de même un problème. Bon rien de gravissime non plus, juste qu'un jour, un des animateurs de la salle informatique vient me voir à 16h pour me demander si j'avais déjeûné. J'étais là depuis 9h du matin. Et oui, j'avais complètement zappé de manger. Après cet "incident", j'ai décidé d'y passer moins de temps, de mieux organiser ce que je dois faire ou non en ligne, et de profiter davantage du ciel bleu et du soleil.
2002: avec l'arrivée de l'ADSL dans les foyers, tout s'est accéléré. D'internaute passif, lecteur, on devient au fur et à mesure acteur. On tâche de ne plus se contenter de lire, on apprend aussi à proposer des ressources, toujours basiquement en apprenant la base d' HTML.Et contradictoirement, on y passe moins de temps.
2003: je découvre l'Intranet dans l'Institut où j'ai toujours rêvé de faire un stage. Outil très efficace et fort utile dans une organisation et pour la communication interne. Bien que j'ai travaillé dans d'autres grandes structures par la suite, rares sont celles qui en disposaient alors.
2004: c'est décidé, je veux créer mon propre site web, à force d'en discuter avec un ami webmaster. Il me prête les livres pour m'initier à la base et je commence à tâtonner toute seule. Pour finalement me tourner vers le blog, et de continuer à apprendre jusqu'à aujourd'hui.
Internet a fortement contribué pour échanger, rester en contact, réduire la distance de séparation avec ses proches. Une lettre à la poste pouvait mettre un mois pour arriver à bon port. Internet a beaucoup aidé dans le cadre de mes études, tant en matière de ressources accessibles en ligne, qu'en technique de formation en ligne - une partie de mes cours étaient mis à disposition en ligne -, ou encore en terme d'échanges avec des correspondants à l'autre bout du monde. Internet a beaucoup évolué, aujourd'hui je peux travailler en ligne, organiser des réunions de collaboration en ligne, réaliser des actions communes avec des personnes connues grâce au net, et ma foi, bien que je n'échangerai certes pas avec la "vraie vie", j'en suis bien contente. J'ai cherché à dépasser l'usage élémentaire d'Internet, mais cela reste un exemple intéressant d'exploiter ces plus vieux mais indétrônables outils d'Internet à des fins modernes.
Rome ne s'est pas construite en un jour. Mais heureusement que Rome existe. :)
Plusieurs raisons pour penser à un blog carnival: - demain c'est la Fête nationale malagasy. Le sujet depuis longtemps sous le coude aurait pu être "votre destination préférée à Madagascar" pour offrir un panel d'avis plus large que juste le mien (en stand-by). - ce sujet de rêve à Madagascar serait finalement plus amusant traité hors de tout calendrier, de tout agenda, et sans étiquette nationaliste voire chauvin. Comme quand on sirote un cocktail au bord de l'eau ou là-haut dans la montagne. - aussi autant trouver un autre sujet en commun. - la Fête de l'Internet à Madagascar a lieu les 28 et 29 Juin qui viennent à l'hotel Carlton à Antananarivo. Et même si cette année, le thème est: les e-services (e-learning, e-commerce, e-business, etc...), n'oublions pas l'essence même de la Fête: Internet. - il faudra bien s'occuper tandis que les chanceux s'affaireront sur place durant cette fête.
Un blog carnival, késako? Il s'agit d'un type d'évènement, toujours autour du blog, qui a lieu périodiquement. Chaque organisateur détermine lui-même la fréquence. Cela consiste toujours à s'amuser en blogguant en groupe sur un même sujet, façon Malagasyscopie mais en moins nombriliste. Chaque participant écrit son article sur son propre blog sur le thème défini, ou sur le blog collectif. Leurs extraits seront regroupés sur le blog-hôte, qui sera celui de Telomiova, avec un lien vers l'article original.
Cette fois, le thème sera: Quand et comment avez-vous découvert Internet? Qu'est-ce que cela vous a apporté?
Pour quand? Les 28 et 29 Juin... 2008... A coeur vaillant, rien d'impossible. :)
Envie de participer? Rdv sur la page du blog carnival alors. Sinon, écrivez votre post et n'oubliez pas le lien vers le blog de Telomiova pour que l'on vous détecte. Plus de 4500 blog carnivals ont eu lieu depuis que le concept existe, même si on l'a déjà fait sans l'appeler ainsi, mieux vaut tard que jamais! :)
J'aurais aussi pu intituler ce post "Shooter pour oublier"... Qu'au mois de Juin dans l'hémisphère Nord, il arrive qu'on renfile le manteau... On y est et ce n'est que le début....
Demain, je vais me changer les idées de cette pluie froide persistante à rester schotchée devant un écran, en participant au Marathon photo numérique de la Fnac dans ma ville. Et aussitôt, je me suis dit qu'organiser une initiative similaire à Madagascar devrait être très intéressant. Et que je voudrais être là!
Le Marathon photo numérique de la Fnac? C'est parcourir sa ville par équipe de 2 avec son propre équipement, et illustrer les thèmes dévoilés au fur et à mesure par le jury. Il faut donc aimer marcher et d'un, et prendre des photos de deux. Le jury , composé de professionnels de la photographie, de partenaires et de personnalités locales, récompense les meilleurs clichés de la journée. Mais le nôtre va mettre une semaine pour délibérer... Au jackpot cette année pour le lauréat: un Canon EOS 400D.
Pour la petite histoire, le tout premier marathon a été organisé à Bordeaux en 2003. Eh oui, encore elle! :) Et non ce n'était pas à Paris (d'ailleurs, on entend souvent "Bordeaux, dans l'ombre de Paris..."). Depuis, une trentaine de villes se sont jointes à l'initiative.
Il est certain que j'y participe pour m'amuser avant tout, certaines équipes sont massivement équipées, ce qui ne sera pas mon cas. Il s'agit de mon premier concours photo, advienne que pourra, du plaisir avant tout. Même sous la pluie... Participer est pour ma part l'occasion de mieux connaître la ville où je vis depuis moins d'un an. Il fait tellement froid et le printemps tellement inexistant qu'en dehors des festivals et sorties dans les mêmes adresses, j'ai encore beaucoup à découvrir. Alors comme pour me mettre dans le bain, j'en profite pour ressortir mes photos de ma chère ville natale. Et de me dire, je l'aime, ma ville...
Je savoure le fait d' écrire sur mon blog perso, libre de choisir le ton que je veux, le style qui me vient, sur le sujet du projet Telomiova. Se libérer un instant de la rigueur du formalisme de la gestion du projet, même s'il n'est pas exclus que cet article attire l'attention d'un bienfaiteur potentiel. Ce sera ma seule exception, autant apprécier. :)
Telomiova est sur les rails. Le site sera entièrement rédigé fin mai. Cela ne date pas d'hier, mais nous sortons de notre cadre direct de collaboration et l'étendons au-delà des présentations déjà faites auprès de nos partenaires. Certains diront le sourire au coin: "ça y est, c'est donc la phase marketing?" Dans un cadre commercial, le mot "marketing" ne m'évoque pas de réelle ouverture. Voire même de l'aversion. Dans un cadre solidaire... on va appeler un chat un chat. :) Jusqu'ici, le marketing direct, le bouche à oreille, fonctionne très bien. Keep on reading.
Peut-être déjà (re)préciser ce qu'est Telomiova? Notre vision : celle d?une école ouverte et ?connectée?, où
chacun peut apprendre, communiquer, libérer son potentiel sans aucune contrainte géographique ou de distance. Telomiova ou comment favoriser l'accès aux nouvelles technologies, accompagner l'intégration et développer l'usage des TIC pour l'Education (TICE), dans l'enseignement à Madagascar.
tags: éducation, e-learning, apprentissage en ligne, Madagascar, écoles, TICE, développement, solidarité, innovation, ouverture, transparence, proactivité, compétences, technologies, qualité, what else?
Préciser ce que n'est pas Telomiova? Il y a des termes et des notions que vous ne rencontrerez pas dans Telomiova:
- humanitaire: non pas que nous remettions en cause les actions humanitaires, mais nous ne serons pas noyés dans la masse (avec les bonnes graines et les mauvaises herbes) de cette cause. Préférez "projet solidaire".
- boulets: que des motivés, des compétents, des convaincus. Le projet est ouvert, ceux qui veulent y prendre part en entendent parler mais font eux-mêmes la démarche de vouloir y prendre part. Nous nous chargeons de les accueillir les bras ouverts. Parce que nous le valons bien.
- pratiques obscures et opportunistes: la gestion du projet est transparente, tout écart sera flagrant et disqualifié.
- what else?
Les premières impressions?
- Ce que disent les stats: agréable surprise, en une semaine d'ouverture, plus de 1000 pages visitées. Seule source de l'ouverture: notre forum public et notre équipe. Et l' inégalable bouche-à-oreille donc! Le site est en ligne depuis le 22 Avril 2008 (version alpha), puis déclarée officiellement ouverte le 01 Mai 2008. Actuellement, le temps moyen de visite sur le site est de 8min59s (sic). Ouf, ça intéresse, ça captive!
- Ce que dit l'équipe: déjà beaucoup de boulot abattu depuis. Car dans un projet, on a tendance à voir que le côté visible, mais rendons la part belle à tous ceux qui s'activent du côté non visible par le grand public, et qui construisent les fondations même du projet. Que cela soit technique ou didactique.
- Ce que disent les autres: sincèrement, je m'attendais à plus de scepticisme. Scepticisme entre Malagasy... Scepticisme quant à développer l'usage des TIC dans les écoles malagasy, à l'heure où nous n'arrivons même pas à gérer nos délestages. Scepticisme quant à la pratique d'une école ouverte et connectée. Agréable surprise encore, que des réactions positives et enthousiastes.
- Ce que vous en dites: dites-nous :)
Nous nous félicitons d'avoir focalisé le projet sur le domaine de l'éducation et de nous y tenir. Nous nous rendons compte combien l'éducation de ses enfants est important pour l'ensemble des Malagasy, qu'ils soient du Nord, du Sud, de l'Est ou de l'Ouest. Nous devons même faire face à un renforcement de notre organisation, ce sont plusieurs chefs d'établissement qui nous ont fait part de leur intérêt pour faire partie des écoles-témoins. Laissez-nous nous consolider encore un peu, et nous arrivons! Si, un de nos partenaires nous a traités de fous. Avec une lueur dans les yeux. Non pas de désolation, mais d'admiration, enfin, jugement très perso! Et puis, j'ai dit que c'est l'un de nos partenaires. Qui serait assez fou pour collaborer avec des fous? Isn't it?
Merci qui? Personne ne répond au nom de Bibi dans l'équipe. La liste est longue et va s'allonger encore, mais spéciale dédicace à: - Hery: notre webmaster national et webmaster de Telomiova, alliant compétence, réactivité et implication. - Tosoa: notre ambassadeur à Madagascar. C'est pourquoi toute la Grande Ile est au courant. Spéciale mention pour le travail de terrain dont nous connaissons tous la difficulté. - Rivo et Valisoa: en charge de la gestion du projet, super efficaces et innovants. - Nantenaina: talentueux réalisateur qui s'occupe du canal Vidéo de Telomiova, dont la réalisation d'un vrai film courant 2008. - DotMg, Jentilisa, Tomavana, Ikalamako: parmi l'équipe de traduction en malagasy du site. Exercice pas toujours facile vu le nombre de néologismes qui nous attend. Plus tous les autres, actifs de manière continue ou ponctuelle. Protection contre la fuite des cerveaux. Boutaaadeee :)
Comment travaillons-nous? Je disais boutaaadeee car Telomiova travaille en mode réseau solidaire. Déjà de par la composition même de l'association. Par ailleurs, nous développons au maximum la synergie avec d'autres associations évoluant dans des domaines liés de près ou de loin au nôtre. Certains membres de notre équipe font partie de d' autres associations en plus de celle de Telomiova. Nous renforçons ainsi les liens et les collaborations. Pour les nouvelles sur les accords de partenariat que nous établissons au fur et à mesure (signés en bonne et dûe forme svp), rendez-vous sur le blog.
Pourquoi nous aider? Parce que le but de toute cette présentation était bien d'arriver à cette question, non? :) Appelons un chat un chat avions-nous précisé en intro... Parce que Telomiova est un projet innovant (certes pas unique) à Madagascar, viable économiquement. Comprenez par là que nous allons faire en sorte qu'il devienne autonome dans son fonctionnement. Juste un sérieux coup de pouce pour le lancer dans la cour des grands. Telomiova s'inscrira dans le cadre de macro-projets déjà entamés par l'état malagasy, et répondra donc à un besoin national, tout en gardant sa transparence et neutralité. Aidez-nous à participer à des salons, conférences pour lesquels nos partenaires nous proposent des invitations, à constituer l'équipe de formateurs dans tout Madagascar pour enseigner l'utilisation des outils pédagogiques que propose Telomiova.
Savez-vous que faire un don à une association à but non lucratif permet au donateur de bénéficier de
réduction d?impôt? Telomiova.org, l'association, vous délivrera le reçu de dons à joindre à votre déclaration d'impôts. Peuchère, autant investir utile et solidaire plutôt que tout laisser aux impôts, n'est-ce pas?
Et pour faire un don? Ca arrive. C'est là notre style de marketing :): nous convaiquons, vous laissons réfléchir tandis que nous mettons en place les choses avec sérieux. Et au final, nous comptons bien vous avoir convaincu!
Et Telomiova eut beaucoup de succès et d'avenir... Diront-ils dans quelques décennies...
Au début, je pensais au Sud-Ouest... de la France. A vrai dire, titre que je pense chaque mois... Une semaine de soleil et un thermomètre dépassant les 20°C au zénith, ô miracle, j'ose enfin croire que le printemps s'est enfin installé! Je me souviendrai toujours de mon premier hiver en France, suivi de mon premier printemps. Cette effusion d'énergie et cet effeuillage vestimentaire dès les premiers jours cléments et ensoleillés m'amusaient beaucoup. Je trouvais que les gens étaient de vrais lézards, captant de toutes leurs cellules le moindre rayon de soleil, n'importe où, n'importe quand. Il faut dire que l'année précédente, je travaillais dans un cadre insulaire où le soleil brillait quasiment toute l'année, où l'hiver on se contentait d'un pull car il faisait...18°C en soirée. Tout le monde se mettait à se sourire dans la rue, les conversations avec des inconnu(e)s se faisaient plus nombreuses et plus spontanées. C'était du moins l'impression que j'avais. Mais j'aimais bien cette bonne humeur contagieuse.
Dans le Nord-Est, le printemps s'est fait prier cette année, comme l'été a brillé par son absence l'an dernier. Mais c'est drôle, il ne me fait pas le même effet. Déjà, dans Nord-Est, il y a Nord... Inutile de préciser les différences d'habitudes entre Nord et Sud. Mais nous continuons à les découvrir à nos frais, nous n'en sommes qu'à notre deuxième année finalement. Prenons le cas de ma ville, enfin de la ville où j'habite. Les terrasses se font rares. Ou plus précisément, elles existent, pas si rares que ça, mais... sur le trottoir, au bord d'une avenue passante; ou à l'ombre face à la rue toujours; ou lorsqu'enfin bien placée, avec juste une dizaine de places alors qu'il y a au moins 5 fois plus de demandes. Pourtant ma ville possède du charme, - une citadelle vieille de 700 ans ne peut avoir que du charme -, et des places à fort potentiel pour faire régner une ambiance conviviale et détendue. On l'aura compris, les terrasses au milieu d'une jolie place à l'ombre de parasols,où l'on peut siroter ou flâner par temps ensoleillé, ce n'est pas vraiment le style de ma ville. Ni même de la région, à vrai dire.
Au printemps, fais ce qu'il te plaît mais avant tout un régime. C'était déjà vrai avant, sans avoir à acheter tous ces magazines vantant telle ou telle formule miracle. C'est encore plus vrai dans le Nord-Est! Plus de sept mois d'hiver, où l'on respirait lorsqu'il faisait 0°C, comparé aux -10°C de certaines semaines. On tâche de garder une hygiène de vie pour ne pas s'empiffrer, enfermés entre 4 murs, mais le très long hiver passe et la balance trépasse haut perchée. Heureusement que je suis un véritable yoyo, prenant aussi facilement que je peux perdre, rentrant toujours dans ma taille 36, été comme hiver. Désolée, le but n'était pas d'énerver :) Mais j'imagine combien cela ne doit pas être évident pour les jeunes filles nées ici, je n'aimerais pas être à leur place...
Il n'y a aucun doute, je suis une fille du Sud, mieux, j'ai le "gène insularité" et le "phénotype tropical" dans le patrimoine génétique, celui-là même qui coule dans mes veines!
Au printemps, les sens s'éveillent Mon préféré reste l'ouïe, car commencent les festivals de musique. Comme c'est le cas en ce long week-end avec le FIMU (Festival International de Musique Universitaire), accueillant des musiciens d'une trentaine de pays. J'aime la foule, dans un contexte festif. Plusieurs scènes sont répartis partout dans la ville, en extérieur comme en intérieur. Il y en a pour tous les goûts, pour tous les styles. L'ambiance est franchement sympa, le son est bon, le tout durant 3 jours. Un avant-goût des Eurockéennes de Belfort en Juillet prochain. Idéal pour voir et écouter en un week-end et en un même lieu, Moby (dont j'écoute le dernier album quotidiennement et dont je lis le blog, ce qui lui donne une dimension si accessible), Massive Attack, Ben Harper, et j'en passe. Mais la piqûre rappelle que nous sommes dans le Nord... Est. Je trouve les gens plus passifs, la notion de festivité est davantage introvertie. Pas de contagion de bonne humeur. Il faut aussi dire que je prends matière à comparaison la Fête du Vin à Bordeaux, pire, les ferias du Sud-Ouest... de la France. Que celui qui a vécu/étudié en France et qui n'a pas goûté aux ferias du pays basque (français/espagnol), n'a pas connu ce qu'est véritablement faire la fête. :) dixit Tattum. Ferias de Mont-de-Marsan, de Bayonne, de Dax, de Saint-Jean de Luz, de Pampelune, et bien sûr les inoubliables et uniques Fête de la Sorcière. Ca donne le blues en ces beaux jours remplis de notes et de sons...
Jusqu'à écouter le concert d'OPS (Original Positive Sound, reggae rules!) au FIMU. Puis celui du groupe malagasy que je ne connaissais pas du tout, que j'ai d'abord raté sur la brochure de programmation, m'attendant à lire un nom de groupe malagasy: Médicis. J'ai préféré ces deux concerts, non pas par chauvinisme pour le second, mais objectivement pour avoir mis une sacrée ambiance (changeant de certaines ambiances de salon en plein festival), de bons sons savamment dosés, et le feu aux spectateurs! Maintenant, j'ai le blues du Sud-Ouest... de Madagascar.
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