Archives for Gastronomie Malgache

Le ravinala ou arbre du voyageur malgache


Famille: Strelitziacées (même famille que l’oiseau de paradis)
Certains botanistes le classent dans la famille des Musaceaes, à laquelle appartient également le bananier. A qui se fier?
Nom scientifique: Ravenala madagascariensis, nom tiré de son berceau naturel, encore appelé Ravinala ou arbre du voyageur.

Au sens strict, bien que parfois assimilé au palmier, il ne s’agit pas d’un arbre mais d’une plante herbacée, rencontrée dans les régions tropicales et sub-tropicales. Il doit sa dénomination d’arbre du voyageur à sa forme insolite et originale. Il possède un tronc droit pouvant atteindre 15-20 mètres de hauteur, surmonté d’un éventail majestueux composé d’une vingtaine de feuilles, et dont la base de ses tiges creuses en forme de coupe retient l’eau de pluie pour désaltérer les voyageurs assoifés. Souvent, ses feuilles apparaissent déchiquetées en gardant toutefois leur charme, dû à l’effet des vents qu’elles subissent constamment.

On rencontre le ravinala essentiellement sur la côte Est de la Grande Ile. Plante ornementale par excellence, tout semble utile. Ses feuilles et les graines farineuses sont comestibles. Il donne un fruit qui a la forme d’une petite banane jaune et ses graines sont contenues dans une jolie gaine d’un bleu vif, contrastant avec le vert émeraude des feuilles. La fibre provenant de toute la plante est exploitée, généralement de bonne qualité, pour la préparation de la pâte à papier.

Par ailleurs, les villageois l’utilisent comme matériau de construction pour les habitations typiques de l’Est.
Les larges feuilles mortes sur pied ou raty fournissent la toiture, le tronc lisse des planches à la fois souples et résistantes appelées rapaka. Quant aux murs, ils sont constitués de pétioles de ravinala sec appelées falafa. Les cases ou bungalows ainsi construits sont couramment appelés trano falafa sur la côte Est.
Au fil du temps, le ravinala est devenu un véritable symbole de Madagascar, un parfait emblème, courant dans les armoiries et logos, également employé comme signalétique dans la classification hôtelière malgache.


Famille: Strelitziacées (même famille que l’oiseau de paradis)
Certains botanistes le classent dans la famille des Musaceaes, à laquelle appartient également le bananier. A qui se fier?
Nom scientifique: Ravenala madagascariensis, nom tiré de son berceau naturel, encore appelé Ravinala ou arbre du voyageur.

Au sens strict, bien que parfois assimilé au palmier, il ne s’agit pas d’un arbre mais d’une plante herbacée, rencontrée dans les régions tropicales et sub-tropicales. Il doit sa dénomination d’arbre du voyageur à sa forme insolite et originale. Il possède un tronc droit pouvant atteindre 15-20 mètres de hauteur, surmonté d’un éventail majestueux composé d’une vingtaine de feuilles, et dont la base de ses tiges creuses en forme de coupe retient l’eau de pluie pour désaltérer les voyageurs assoifés. Souvent, ses feuilles apparaissent déchiquetées en gardant toutefois leur charme, dû à l’effet des vents qu’elles subissent constamment.

On rencontre le ravinala essentiellement sur la côte Est de la Grande Ile. Plante ornementale par excellence, tout semble utile. Ses feuilles et les graines farineuses sont comestibles. Il donne un fruit qui a la forme d’une petite banane jaune et ses graines sont contenues dans une jolie gaine d’un bleu vif, contrastant avec le vert émeraude des feuilles. La fibre provenant de toute la plante est exploitée, généralement de bonne qualité, pour la préparation de la pâte à papier.

Par ailleurs, les villageois l’utilisent comme matériau de construction pour les habitations typiques de l’Est.
Les larges feuilles mortes sur pied ou raty fournissent la toiture, le tronc lisse des planches à la fois souples et résistantes appelées rapaka. Quant aux murs, ils sont constitués de pétioles de ravinala sec appelées falafa. Les cases ou bungalows ainsi construits sont couramment appelés trano falafa sur la côte Est.
Au fil du temps, le ravinala est devenu un véritable symbole de Madagascar, un parfait emblème, courant dans les armoiries et logos, également employé comme signalétique dans la classification hôtelière malgache.

Faritany, villes et ethnies

Faritany, villes et ethnies

Afin de mieux se situer dans les posts à venir, faisons un petit point géographique.

Carte  des farintany - Cliquer pour agrandir Les farintany (provinces)

Total: 18 040 341 habitants


Antananarivo
29.4 % des habitants (5 303 860)
261 communes
Superficie: 58 283 km²
Sur la base des critères essentiellement géographiques et étymologiques, le Faritany d’Antananarivo peut être divisé en deux grandes régions: d’une part les Hauts Plateaux (sous- régions du Plateau Centre et du Plateau Méridional) et d’autre part, le Moyen-Ouest et le Versant Occidental (sous région du Moyen- Ouest), le Tampoketsa.

Mahajanga
11.5% des habitants (2 074 639)
202 communes
superficie: 150 023 km²
Le Faritany de Mahajanga recèle d’importantes potentialités physiques, agricoles et humaines. Il est composé de quatre régions: Boeny, Betsiboka, Melaky et Sofia.
Toamasina
16.3% des habitants (2 940 576)
superficie: 77 181 km²


Le relief du Faritany se compose d’Est en Ouest, d’une étroite bande côtière fertile et très peuplée notamment autour des villes; d’une bande médiane de collines peu humanisée avec une densité de 5 à 20 habitants au km², d’une zone montagneuse et forestière presque inhabitée et d’un couloir Alaotra-Mangoro très humanisé formant une transition agro-écologique entre la côte et les Hautes Terres Centrales.
Antsiranana
7.8% des habitants (1 407 146)
130 communes
Superficie: 43 046 km²
Situé dans la partie septentrionale de Madagascar, Le Faritany d’Antsiranana est limité au Nord et à l’Est par l’Océan Indien, à l’Ouest par le Canal de Mozambique. Le relief est caractérisé par des régions montagneuses, le massif de Tsaratanana qui culmine à 2876m à Maromokotra ; les montagnes de Marojejy, le relief karstique de l’Ankarana avec sa montagne d’Ambre, ses plaines et ses plateaux.
Toliara
14.4% des habitants (2 597 809)
241 communes
Superficie: 161 405 km²
Fianarantsoa
20.8% des habitants (3 752 391)
361 communes
Superficie: 102 373 km²
Le Faritany de Fianarantsoa est caractérisé par une grande variété de paysages : relief montagneux en pays Bêtise, culminant dans la zone de l’Andringitra (Pic Boby à 2.600m), falaise du pays Tanala, moyennes et basses collines de la zone littorale, grandes plaines de l’Ouest et plateau de l’Horombe au Sud.
(source)


Les principales villes

Nom en malgache (le vrai!) Nom en français (plus simple)
Antananarivo Tananarive ou Tana
Mahajanga Majunga
Toamasina Tamatave
Antsiranana Diégo-Suarez
Toliara Tuléar
Taolagnaro Fort-Dauphin
Nosy Boraha Sainte-Marie

Les groupes ethniques


Carte des  groupes ethniques - cliquer pour agrandir

La communauté malgache est composée «officiellement» de 18 ethnies principales, chacune parlant sa variété linguistique de malgache.
Merina : «ceux des hauteurs»; descendent essentiellement d’immigrants venus de Malaisie et d’Indonésie, qui colonisèrent Madagascar il y a environ 2000 ans. Ils résident au centre de l’île. Ils représentent 25% de la population.
Betsileo : «ceux qui sont invincibles»; ils vivent dans la région de Fianarantsoa (centre-est) et sont d’excellents riziculteurs et artisans du bois. 12% de la population.
Les régions côtières sont habitées surtout par des populations métissées de Malais, d’Indonésiens, d’ Africains et d’Arabes.
Betsimisaraka : «ceux qui ne se séparent pas»; tribu la plus importante vivant le long de la côte est, ils cultivent le café, la girofle et la canne à sucre.
Sakalava : «ceux des longues vallées»; ils occupent un territoire très vaste sur toute la côte ouest, du nord jusqu’à Tuléar (à l’ouest).
Antaisaka : «ceux qui viennent des Sakalava».
Antandroy : «ceux des épines», ils vivent à l’extrémité sud de l’île.
Mahafaly: «ceux qui font les tabous», voisins des Antandroy, ce sont des sculpteurs.
Vezo :le peuple de la mer. Ce sont des pêcheurs de l’Afrique de l’Est installés au sud de l’île.
Bara : d’origine bantoue, ils sont souvent éleveurs de zébus, des pasteurs par excellence. Ils possèdent le type africain le plus marqué.
Antakarana : «ceux de l’ankara : la falaise»; ce sont des pêcheurs et des éleveurs (au nord).
Antemoro : «ceux du littoral», ce sont en grande partie des cultivateurs.
Antaifasy : «ceux qui vivent dans les sables», sur la cote est.
Masikoro : agriculteurs du sud de l’île
Antambahoaka : un groupe du Sud-Est d’origine arabe et aux traditions islamiques
Tsimihety :«ceux qui ne se coupent pas les cheveux», vivant dans le Nord-Ouest, ils sont éleveurs et riziculteurs.
Tanala : «ceux qui vivent dans la forêt», vivent sur les falaises de la côte Est, dans la forêt; ils détiennent un grand savoir sur les plantes médicinales.
Bezanozano : «ceux aux nombreuses petites tresses», ce sont des forestiers de la côte Est.
Sihanaka : «ceux qui errent dans les marais», ils habitent dans la région du lac Alaotra, agriculteurs (nord-est).

Poulet au coco


Est-ce un plat malgache? On s’étonnait à moitié avec une copine réunionnaise du nombre de similitudes qui existent entre nos deux îles. Même océan, même climat (ou micro-climat), on partage nos cyclones, notre cuisine aussi quelque part.


Le poulet au coco se déguste essentiellement sur la côte, plutôt dans le Nord de Madagascar. Tout comme le poisson au coco. Perso, j’aime beaucoup le coco sous toutes ces formes, sauf peut-être l’huile! Punch de Dzama (étiquettes collectionnées par Peter Hlousek), avec sa dose de glaçons, ça glisse tout seul! Bonbon coco ou macarons au coco(parfum de vacances e!), glace coco… et le poulet au coco. Recette perso, qui se désendémise à chaque reproduction de mes amis à qui j’ai fait goûté, et qui le font goûter! Je partage..

Ingrédients selon Tattum (4 personnes):
– 6 beaux morceaux (cuisse ou blanc ou les deux, 6 parce que ça attise la gourmandise, 4 pourrait suffir!)
– une petite brique de lait de coco = 250 mL, à ne surtout pas confondre avec le jus. Je le prends chez le chinois, en grande surface, il n’est pas parfumé je trouve
– 3 grosses gousses d’ail
– 2 grosses échalottes ou 1 oignon
– un pouce (au sens propre, pas la mesure anglaise!) de gingembre frais
– 5 à 6 cuillerées à soupe d’huile

Méthode selon Tattum :
– Dans une cocotte en fonte (une casserole à fond épais quoi), chauffer l’huile à feu vif
– Lorsqu’elle est chaude, faire dorer les morceaux de poulet découpés à loisir. Retirer le surplus d’huile éventuel (voilà pourquoi l’ akoho gasy me manque tellement!)
– Retirer les morceaux et faire rissoler les échalottes coupées finement, l’ail et le gingembre râpé (dégagent plus leur parfum ainsi qu’écrasés)
– Quand ils commencent à dorer, ajouter le poulet, et verser le lait de coco. Baisser le feu (moyen), couvrir à moitié la cocotte.
– Assaisonner lorsque le lait bout, sel, poivre, masala non pimenté (mon épice préféré) à volonté
– Laisser s’évaporer le lait de coco, en laissant juste un fond de sauce.
Servir avec.. du riz bien sûr! Et du rougail ou de l’achard de chou/carotte. (objets de prochaines recettes peut-être)

préparation du poulet hmm, bon appétit

Pour l’anecdote, ce plat n’est pas connu dans le Sud de l’île. Un charmant hôtel tranquille à Madiorano, après Ifaty du côté de Tuléar, nous proposait de nous cuisiner le plat qu’on voulait à chaque repas. A la commande d’un poisson au coco, la cuisinière nous regardait avec de grands yeux interrogatoires. Finalement, elle nous a concocté un beau capitaine, arrosé de coco râpé! Comment dire? On a goûté, …et on a enlevé le râpé hein! A chaque région sa spécialité donc!


Fruits tropicaux de Madagascar

alt

 

Alkékenge ou « pok-pok » (voanantsindrana en malgache)

Physalis alkekengi

Ce fruit peu juteux et sucré avec un léger arrière-goût acidulé et astringent est également nommé «cerise de terre». L’alkékenge est une baie orangée recouverte d’une fine membrane non comestible. Il est habituellement cuit, mais il peut aussi se manger cru,tel quel ou dans les salades de fruits et les salades composées.Très riche en pectine, on le cuisine en confiture ou en gelée. Saison: Octobre à Mars.

altAnanas (mananasy)

Ananas comosus

Il existe plusieurs variétés d’ananas dont la Cayenne, gros ananas à la chair jaune doré, juteuse, acide et très sucrée. L’ananas fait partie de plats aigres-doux, accompagné de canard ou de porc, ou de crevettes. L’ananas frais contient un enzyme qui attendrit la viande, empêche la gélatine de prendre, fait «tourner» le lait et amollit les fruits des salades de fruits. Coupé en dés, bien frais, avec une touche de crème fraîche…hmmm! Saison: Octobre à Avril.


altBanane plantain (akondro fahandro)

Musa paradisiaca

La banane plantain, surnommée «banane à cuire», est un aliment de base hérité de l’Afrique, prisé aux Antilles et en Amérique du Sud. Sa peau est plus épaisse que celle de la banane, et sa chair moins sucrée. Elle n’est pas comestible crue, avec une texture plutôt granuleuse. On la cuit à l’eau ou au gril. Elle est souvent frite; comme en beignet enrobé de caramel…hmm! On l’utilise aussi comme légume. Sa consistance ainsi que sa saveur rappellent un peu la patate douce ou, si elle est très mûre, la banane. Une recette qui a l’air très sympa! Saison: toute l’année.


altBibasse ou nèfle du Japon (bibasy)

Eriobotrya japonica

La bibasse est originaire d’Extrême Orient (Chine, Japon), apportée par les Asiatiques donc. Elle a une peau veloutée d’un jaune ananas, de la grosseur d’un abricot, sa chair est légèrement acidulée, juteuse et rafraîchissante. Consommée telle que, la pulpe est jaune et contient de 2 à 4 graines. Sur l’arbre les fruits se présentent en grappes. Saison: Mai-Juillet.


altChérimole ou « coeur de boeuf » (fon’omby)

Annona cherimola

Gros fruit vert, ovale, conique, sphérique ou en forme de coeur. La chair blanchâtre est juteuse, sucrée, très parfumée, un peu granuleuse et acidulée, avec des graines dures non comestibles. Le fruit ne doit pas trop mûrir, car il fermente. On la consomme fraîche sortie du frigo, à la cuillère, son jus ou en sorbet.
Une cousine que vous connaissez sûrement: la corossol. Saison: Août-Novembre.



altCoco (voanio)

Cocos nucifera


Le saviez-vous: Le nom de « coco » vient de l’espagnol et évoque la ressemblance de la noix avec une face de singe, ses trois trous représentant les deux yeux et la bouche!
La noix de coco, tantôt verte, tantôt brune. Tantôt lisse, tantôt « chevelue »… C’est parce qu’avant de pouvoir la savourer, il faut d’abord traverser ses plusieurs couches! Sous l’enveloppe naturelle du fruit, se trouve une mince coque brune très dure, qui renferme l’albumen – un liquide blanc laiteux, le jus de coco, et qui se transforme en chair au fur et à mesure de la maturation du fruit. C’est la noix proprement dite ou coprah. Il existe tant de manières d’utiliser le coco. Son jus, sa chair râpée, son lait, pour des desserts, ou plats. Une spécialité que je cuisine à mes amis et qui a ma foi du succès: le poulet au coco. Mes préférés: les macarons au coco et le punch au coco! Saison: toute l’année.

altDurian


Durio zibethinus

Ce fruit volumineux dégage à maturité une odeur repoussante. L’intérieur est divisé en sections contenant des graines comestibles, séparées par une membrane non comestible. Sa chair est douce et crémeuse. Le durian se consomme souvent nature.


altFigue de Barbarie (raketa)

Opuntia ficus-indica

Fruit du figuier de Barbarie, cactus originaire d’Amérique tropicale. Sa chair est juteuse, acidulée, sucrée et parfumée. On en trouve beaucoup du côté de Tuléar, région chaude et sèche par excellence. Cette figue y est consommée nature. Attention aux épines! Elle a l’avantage d’avoir une teneur très élevée en magnésium et en potassium. Saison, toute l’année, là où il fait bien chaud.


altFruit de la Passion (garana)

Passiflora spp.

Le fruit de la Passion est formé d’une épaisse peau, non comestible, qui plisse lorsque le fruit parvient à maturité. La pulpe gélatineuse enrobe des petites graines comestibles; elle est juteuse, sucrée, acidulée et très aromatique. On mange le fruit tel quel. Son parfum confère beaucoup de saveur aux salades de fruits, cocktails et punchs. C’est une excellente source de vitamine C. Saison: janvier-mars.


altGoyave (goavy)

Psidium spp.

La chair de la goyave est très parfumée et légèrement acidulée, ce qui la rend rafraîchissante. De préférence lisse et non meurtri, ni trop mou, ni trop dur. La goyave se consomme nature ou cuite. Elle est appréciée en confiture, gelée, ou en confiserie (pâte de goyave). Attention de ne pas trop consommer du fruit frais, car trop de goyaves, c’est tout sauf laxatif!!! Saison: Février-Avril


altJaque (jaky-jaky)

Artocarpus heterophyllus

Fruit issu des pays asiatiques. Le jaque est de taille imposante. Sa peau verte et épineuse jaunit en mûrissant. Sa pulpe est extrêmement parfumée à maturité et de consistance visqueuse et contient des noyaux qui sont comme des gousses. L’écorce, le coeur et l’enveloppe des graines ne sont pas comestibles. Je me souviens qu’on s’enduisait bien les doigts d’huile de table, autrement, la chair devenait une véritable colle. Pourtant, pas d’incident en bouche! Etrange nature… On en trouve à Nosy-Be, au Nord-Ouest de Madagascar, mais également à Antananarivo dans le jardin. Les malgaches n’affectionnent pas particulièrement ce fruit, qui reste du coup peu cueilli.


altJujube (mokonajy)

Ziziphus jujuba

Selon les variétés, le jujube a la taille d’une olive ou d’une datte; il est ovoïde-oblong. Sa peau est fine et comestible, et la pulpe est épaisse, douce et parfumée, d’un rouge jaunâtre un peu glutineuse, à saveur sucrée et fade. On consomme ce fruit soit frais, soit en confiture ou confit, un peu comme des dattes.
Frais, le jujube est une excellente source de vitamine C. Séché, il offre un plus grand apport d’énergie; c’est une excellente source de potassium. Saison: toute l’année.


altKaki (kaki)

Diospyros spp.

Voisine de la tomate, le kaki a la peau lisse, un peu plus fine, dont la chair est d’un orangé vif et brillant. Il est délicieux nature, à consommer bien mûr, à peine ferme; il se mange à la cuillère. Il peut aromatiser le yogourt et les flans. On le peut également le cuire en confiture ou le mettre en conserve. C’est une bonne source de vitamine A. Saison: janvier-Juin.


altLitchi (litchi ou letchi)

Litchi chinensis

Sûrement mon préféré! Le litchi est recouvert d’une coque, rouge ou rosée, qui brunit à mesure que le fruit vieillit. Sa chair translucide est juteuse, sucrée et très parfumée. La saveur du litchi évoque la fraise, la rose et le muscat. Dit comme ça, il ne peut être que délicieux! Il se consomme surtout frais ou en conserve dans un sirop. 90% des letchis commercialisés en Europe proviennent de Madagascar. Environ 17.000 tonnes ont été exportés en 2004. La saison de récolte étant en décembre, c’est un fruit prisé pour les festivités de fin d’année d’outremer. Mais je trouve qu’avec les contraintes de la conservation et de l’export, il n’égale vraiment pas celui cueilli à point, bien rouge, à l’ombre de son magnifique et ombrageux arbre. Saison: Novembre-Décembre.

altMangue (manga)

Mangifera indica

 

La mangue est de forme allongée plus ou moins ovale d’une couleur allant du vert au jaune et au rouge. Sa chair est onctueuse et sucrée, parfois filandreuse. La mangue est mûre lorsqu’elle cède sous une légère pression des doigts et qu’un parfum capiteux s’en dégage. On la mange nature ou on l’incorpore aux salades de fruits, ou aux sorbets. On la peut la transformer en coulis, en confiture. La mangue verte est préparée en achard, hmmm! C’est une excellente source de vitamine A et de vitamine C. Saison: Novembre-Janvier.


papayePapaye (papahy)

 



Carica papaya

Le préféré de ma mère! Fruit de couleur jaune orangé à maturité. Sa chair juteuse ressemble un peu à celle du melon. La papaye est délicieuse consommée à la cuillère, arrosée d’un peu de jus de citron ou de rhum. Ou en confiture. On l’ajoute dans les salades de fruits au moment de servir, c’est un bon digestif. Elle se marie bien aussi avec le jambon et le saumon fumé (culture occidentale). La papaye verte s’utilise comme achard, sur la côte Ouest. En plus, elle est une excellente source de vitamine C, et possède des vertus thérapeutiques. Saison: janvier-Mai sur les hauts-plateaux, toute l’année sinon.

 

altTamarin (voamadilo)

Tamarindus indica

Ce fruit est en forme de gousses marron, qui sont une friandise prisée surtout des jeunes à Madagascar. On suce la pulpe, nature, avec du sel fin ou du piment rouge en poudre. C’est une dégustation quelque peu masochiste en soi, puisque sa saveur est très acide. Une petite grimace en avalant, mais c’est ce qui plaît à recommencer! Il est également utilisé pour faire de la pâte de fruits, bien sucrée cette fois. Son jus est délicieux et bien rafraîchissant, surtout servi sur les côtes malgaches.Il est commercialisé sous de nombreuses formes : Gousses entières ou pulpe compactée (pure ou avec les graines), séchée, concentrée… Saison: toute l’année.

Romazava Malagasy Madagascar

  • ROMAZAVA
  • 1 kg de viande de zébu assez grasse (ou bœuf, poulet)
  • 1 botte de cresson
  • 1 paquet de brèdes mafane
  • 1 oignon émincé
  • 3 tomates bien mûres
  • 50g de gingembre écrasé

Couper la viande.
Mettre dans une cocotte : la viande les tomates, l’oignon, le sel, le gingembre.
Mijoter pendant 5mn et mettre ¾ de litre d’eau.
Faire cuire pendant 50mn.
Pendant ce temps, enlever les grosses tiges des brèdes.
Quand la viande est cuite, rajouter les brèdes et mélanger.
Laisser cuire 20mn supplémentaires à feu doux.
Servir très chaud avec du riz et du  » lasary voatabia « (rougail).

D’autres sortes de brèdes peuvent aussi convenir comme les brèdes morel, brèdes patate, brèdes mamy, brèdes citouille, chou de chine…

BREDY MAFANA – ANAMALAO

(Cresson de Para )

La brède mafane n’est pas seulement consommée par les Malgaches ou les Réunionnais. Elle a été adoptée par toute l’Asie du Sud-Est. On la trouve couramment dans les épiceries chinoises. Les feuilles peuvent être employées fraîches ou sèches. Les feuilles entières (et les fleurs, selon les goûts) s’utilisent comme base du plat national malgache « le romazava » (appelé parfois, en Europe, roumazaf). Ce plat est aussi très répandu dans l’Archipel des Comores.
La plante est réputée anesthésique, diurétique, digestive, sialagogue, antiasthmatique et antiscorbutique.
Ses capitules sont réputés odontalgiques et antiscorbutiques. Elle est aussi utilisée sous le nom de Jambu dans la cuisine typique de l Etat du Parà en Amazonie brésilienne : canard au tucupi ( jus de manioc) , Tacaca , Cariru .

Mofo gasy ou ramanonaka

MOFO GASYRECETTE DE TATTUM
Ingrédients pour environ 6 mofo gasy
- 200g de farine de riz

- 1 sachets de levure
- eau
- sucre selon le goût de chacun

MOFO  GASY

1) Mélanger ces ingrédients dans un bol ou saladier avec de l’eau pour obtenir une pâte lisse (ni trop liquide ni trop épaisse) homogène..
2) laissez reposer 1heure.
3) prendre un moule spécial mofo gasy , huiler le fond de chaque trou et faire chauffer.

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MOFO BAGEDA – Recette de razafimalala

INGREDIENTS – Ingrédients pour 25 beignets – 800 g de purée de patate douce – 1 oeuf entier. – 150 g de farine – 1/4 l lait – 5 à 8 cuillérées à soupe de sucre roux, – Beurre – Huile de friture

PREPARATION :

1) Cuisez les Patates douces avec leur peau dans de l’eau.

2) Lorsque les bageda sont cuites, épluchez-les et passez-les au moulin à légumes (ou au presse purée).

3) Y ajoutez la farine, l’œuf, le beurre, le lait, le sucre. Mélangez bien.

4)- Avec les paumes de la main, former des galettes plates d’environ 6 cm de diamètre 5)- Chauffer une poêle remplie d’huile, il faut que l’huile soit bien chaude) et faire frire les beignets de bageda.

6)- faire dorer chaque côté.

Les Brèdes ou bredy

Les brèdes désignent un ensemble très divers de feuilles comestibles de nombreuses plantes. Ce terme est employé dans les Mascareignes depuis le XVIIe siècle. Son étymologie est douteuse : il viendrait de l’indien et signifierait ‘feuille bonne à manger’ (cf. Bernardin de Saint-Pierre, in Voyage à l’Ile de France). Bret, amaranthe en indien, aurait donné bredo en portugais et brède en créole bourbonnais.

 

Les brèdes sont sautées rapidement avec de l’ail et des épices. Dans la plupart des cas, on utilise les jeunes feuilles ou les bourgeons terminaux de la plante. Cette préparation peut être noyée avec de l’eau. On l’appelle alors ‘bouillon brèdes’ qui sert à humecter le riz.

 


Le terme « brède » est souvent suivi du nom de la plante concernée:

  • Brède morelle ou martin : Solanum nigrum (Morelle). On distingue plusieurs variété de morelle : brède gros grains et brède ti grains;
  • Brède bleu, Brède malgache : Solanum nodiflorum Desv.
  • brède mourongue ou médaille : jeunes feuilles d’un arbre commun : le Moringa pterygosperma (Moringaceae). cette plante est hypotensive.
  • brède parientère : Amaranthe (sp. div.);
  • brède mafane : Acmella oleracea cette brède au gout piquant est utilisée pour préparer un plat malgache appelé romazave (aussi dénommé romazava, roumazaf);
  • brède cresson,
  • brède l’astron : pissenlit;
  • brède patate : feuilles de patate douce;
  • brède petsaï : variété de chou de chine (Pe-tsaï) (appelé aussi brède chou de chine);
  • brède poirée : bette (Poirée) – Beta vulgaris;
  • brede citrouille : feuille de citrouilles,
  • brède songe : feuilles de colocasie (Taro (plante)), on utilise également la base de la feuille;
  • brède chouchou : bourgeon terminal de sechium edule (chouchou);
  • brède liseron d’eau : plante originaire d’asie poussant dans les cours d’eau.

anamaIaho, kimotodoha, brède mafana, « Bredy mafana ».

Le nom de « brède mafane » relève du créole et du français régional de Madagascar et des Mascareignes. Si mafane vient effectivement du malgache, brède, lui, viendrait du portugais bredo. En malgache, brède veut dire herbe et mafana veut dire chaud. Selon une autre source, le mot brède viendrait du mot indien « brette » qui signifie « feuille bonne à manger ».

Dans la Région Sakalava du Menabé, Morondava ouest de Madagascar, elle est appelée « Kimalao ». Elle s’utilise avec les viandes grasses avec d’autres brèdes « petsay » et « anandrano », et les Vezos l’utilisent avec du poisson, lemba (merlan) séché.

La brède mafane n’est pas seulement consommée par les Malgaches ou les Réunionnais. Elle a été adoptée par toute l’Asie du Sud-Est. On la trouve couramment dans les épiceries chinoises. Les feuilles peuvent être employées fraîches ou sèches. Les feuilles entières (et les fleurs, selon les goûts) s’utilisent comme base du plat national malgache « le romazava » (appelé parfois, en Europe, roumazaf). Ce plat est aussi très répandu dans l’Archipel des Comores.


La plante est réputée anesthésique, diurétique, digestive, sialagogue, antiasthmatique et antiscorbutique.
Ses capitules sont réputés odontalgiques et antiscorbutiques. Elle est aussi utilisée sous le nom de Jambu dans la cuisine typique de l Etat du Parà en Amazonie brésilienne : canard au tucupi ( jus de manioc) , Tacaca , Cariru

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