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Le mirage du mariage avec un vazaha a mada

Le mirage du mariage avec un vazaha

La presse regorge de plus en plus d’annonces d’agences spécialisées dans les rencontres et les mariages avec des étrangers. Intéressons-nous de près à ce phénomène qui s’amplifie au mépris de la loi et au détriment de la morale. Pour asseoir leur raison d’être et justifier leur légitimité, ces agences affirment que leurs petites annonces répondent à un besoin qui est officiellement celui d’un mariage d’amour mixte. ( Un peu raciste Non ? le mariage avec un Karan ou un Sinoa , c’est quoi ???)

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Veloma : fihavanana Madagascar

(Complicité avec mon amie Tattum, un article plein de finesse)

C’est marrant, parce que au début j’ai cru que j’allais me plaire à Tananarive.
Les gens sont plutôt calme et réservés, ça me convient, j’ai justement horreur des braillards. Ca m’arrangeait, parce que mon intention était de m’installer définitivement, j’avais (imprudemment) jugé avoir atteint l’âge de me fixer et d’arrêter de jouer au pigeon voyageur.

Mais en fait j’ai rapidement trouvé ça pénible cette manière merina de ne pas regarder son interlocuteur dans les yeux, de ne pas poser les questions qui fâchent, de ne jamais donner son avis, de ne jamais contester, de ne jamais râler, de choisir systématiquement le consensus le plus mou quand il faudrait trancher dans le vif au risque de mécontenter certains. Cette manière aussi de vivre pour et par sa famille élargie, en laissant le minimum de place pour le reste du monde.
Ce comportement s’appelle, plus ou moins, le fihavanana.
C’est un concept flou qui se manifeste sous différentes formes. Les réunions de famille du dimanche par exemple, où tout le monde se force à sourire à en avoir des crampes aux lèvres. Où tout le monde est censé venir, et tant pis pour ceux qui ont envie d’aller voir ailleurs. Où l’escroc de la famille, celui qui doit de l’argent à tout le monde, qui a engrossé une cousine et vendu la voiture que son neveu lui a prêté, ne sera jamais sermonné. Où on se dépêche de chanter tous ensemble, pour se rapprocher de l’illusion rêvée d’un chœur uniforme.

On aime, ou on aime pas. Moi, j’aime pas. J’ai tout de même essayé pendant quelques années, mais non, ça ne passe pas.

Alors voilà, je suis rentré, j’ai lâché le morceau.

Pour différentes raisons, certaines très connes comme la pollution urbaine, mais tout de même principalement à cause de l’art de vivre merina, dont le fihavanana n’est qu’une facette. D’autres facettes sont agaçantes, comme le système de castes, le racisme anti-noirs anti-chinois anti karanas, la frime tapageuse des friqués, l’inexistence de bars ouverts le soir, la classe politique spoliatrice, le respect absolu de la hiérarchie et de l’ordre établi…

Et, aussi, la difficulté à se faire des amis. J’ai constaté que quasiment tous mes amis malgaches sont un peu spéciaux, ils ont passé du temps à l’étranger, et donc ils ne se comportent pas tout à fait pareil. Les malgaches qui ne sont jamais sortis de Version
sont moins abordables. D’ailleurs je connais même des malgaches qui se plaignent d’avoir du mal à se faire des amis!
Autour de moi je vois plein de français qui n’ont carrément pas d’amis malgaches, et qui l’admettent plus ou moins, c’est pas grave on peut vivre entre nous confortablement, entre kudeta et mojo le soir, et entre Ste Marie et Ampefy le we. Moi ça ne me convient pas (bon surtout c’est trop cher pour moi!).

Bien sûr il y a des contre-exemples, des étrangers très sociables et très à l’aise à Tana (mais attention ami lecteur, pas d’emballement au cas où tu citerais ton exemple, je ne comptabilise pas les amis de ta femme parmi tes amis).
C’est très bien, mais ce n’est pas mon cas, c’est bien sûr largement de ma faute, j’ai eu à Tana une vie sociale très limitée par rapport à l’ensemble de tout ce que j’ai vu auparavant. J’ai même pas appris à parler malgache. J’ai donc décidé que j’avais intérêt à me barrer, pour ne pas finir comme trop d’expatriés, alcoolique, aigri, fatigué et enfermé dans un petit cercle de complices du même tonneau.
Quoique au final j’ai eu un mal de chien à vraiment partir, je suis resté trop longtemps, je me suis attaché à trop de monde. J’ai eu les larmes aux yeux pendant les semaines précédant mon départ, et je vais les garder un petit moment. Bien que j’aie autre chose à penser : je me retrouve tout couillon sans boulot sans revenus et sans maison dans une France qui affronte son pire automne depuis 20 ans, sa pire crise depuis 70 ans, et son pire président depuis le précédent.
Ca tombe mal.
Bon, on verra bien. Advienne que pourrave.

le racisme anti-français à Madagascar

Hébergement professionnel à Madagascar avec iis-madagascar J’ai toujours été d’accord avec les français qui pensaient “Si t’aimes pas la France, casse-toi”. C’est vrai, la France est aux français, les étrangers doivent s’y comporter correctement et ne pas se comporter en terrain conquis. Par contre, bizarrerie franco-malgache, l’inverse n’est pas compris, ni accepté.

Les vazaha français à Madagascar pour une bonne partie se croient vraiment en pays conquis (n’est-ce pas Monsieur Olivier Peguy ?) quand ils ne se prennent pas tout simplement pour des missionnaires civilisateurs (n’est-ce pas Monsieur Sylvain Urfer ?) ou des saints bienfaiteurs humanistes dont le malgache doit louer le nom chaque jour que dieu fait pour les 10 euros de dons bisannuels (n’est pas Madame Fayolle ?).

C’est sûr que le cliché du vazaha garé en moto devant le Glacier d’Analakely et qui beugle sur sa pouffe au téléphone “OUAIS T’ES OU P**** ?!! BORDEL ÇA FAIT UNE HEURE QUE JE T’ATTENDS SAL***! “ en pleine rue n’aide pas à leur donner bonne réputation.

Vous imaginez un malgache sur l’Avenue des Champs-Elysées gueuler “FA AZAY ELA RY KIND**** TY A ?!!”. Direct au poste et Charter à mon avis “oh mais dis donc le petit malgache tu te crois où là ? allez direction bamako !”

Pour ma part, j’ai juste crié dans la rue “CHUI LA POV C**!” depuis la rive opposée où je me situais avant de m’en aller en le voyant complètement cassé qu’un malgache ose lui répondre comme ça.

En général, ça se passe plutôt comme la fois où le cousin d’une certaine connaissance se fait rentrer dedans par un vazaha qui n’avait pas la priorité du côté d’Antanimena : le frenchouillard sort de sa caisse et lance :

“PU*** DE SALE PETIT MALGACHE ! TU SAIS PAS CONDUIRE ! NON MAIS C’EST TOUS DES C*** CES MALGACHES !”

Et l’autre bille qui dit rien, qui reste dans sa voiture, qui s’écrase, alors qu’il n’était pas en tort.Ah nan mais ouais, c’est carrément grossier de chez grossier le français qui se croit chez lui à Madagascar.

Quand il est pas arrogant , c’est généralement un mafieux qui traîne des casseroles depuis la métropole notamment dans l’immobilier.

Bien sûr, tous les français ne sont pas comme je les ai caricaturés dans cet article.  Beaucoup veulent juste rester vahiny tranquille dans leur coin à explorer les grottes locales .Mais ce qu’il faut retenir, c’est la Vérité sur le racisme anti-français à Madagascar:  c’est que tous les malgaches ne sont pas racistes contre les français, au contraire, ils aspirent à devenir amis avec ces derniers.

Le problème c’est que certains prennent toujours le malgache pour le larbin, la pauvre cloche de service, qu’ils le rabaissent, qu’ils convoitent ses terres et sa femme, qu’il ne traite pas le malgache comme son égal…chose paradoxale au pays de l’égalité et de la fraternité….


Voilà la Vérité qu’elle est vraie…même si pour certains, elle n’est pas bonne à dire

D’apres le blog de NJ

Réflexion : LES SOCLES DE LA CRISE POLITIQUE DE 2009 a Madagascar

Andrianirina Doctorant en sciences politiques nous donne son analyse sur les origines de la crise.

Une seconde partie sur  » les perspectives de l’après crise  » est en cours.

LES SOCLES DE LA CRISE POLITIQUE DE 2009

Pour une explosion de gaz, il faut une accumulation du combustible dans un endroit à cause d’une fuite, et il faut qu’il y ait l’étincelle qui crée l’explosion. La crise politique suit exactement le même processus. Aucune crise ne naît brusquement ex nihilo, autrement dit à partir de rien. Les approches de sciences politiques s’attachent à définir quatre catégories de paramètres pour analyser le contexte qui favorise une crise : les facteurs structurels, les catalyseurs, les déclencheurs et les acteurs.

LES FACTEURS STRUCTURELS

Du point de vue historique, la crise de 2009 est le fruit des séquelles de la crise de 2002, dont les blessures ne sont pas guéries à cause d’un refus du régime Ravalomanana d’engager un processus de réconciliation nationale. Emprisonnements et exils forcés ont créé des rancoeurs et une envie de vengeance chez certains, qui attendaient patiemment la première occasion pour renverser Ravalomanana. Sur un autre plan, deux événements historiques mondiaux peuvent avoir eu un impact à Madagascar. D’une part, l’élection d’Obama, qui a étrangement donné l’espoir à des millions de gens que tout était possible, et que les David pouvaient terrasser des Goliath. Le « Premier ministre de transition » Monja Roindefo ne s’est-il d’ailleurs pas singularisé en faisant clamer à la foule du 13 Mai le fameux « yes, we can ! » le jour de sa « nomination » ? D’autre part, il y a un contexte mondial de crise financière qui a rendu d’autant plus inacceptables certains actes jugés abusifs, tels que l’achat de l’avion présidentiel Air Force One Number Two pour 60 millions de dollars américains.

Du point de vue économique, Madagascar est en phase de croissance continue depuis 2003. Le Gouvernement, mais également les bailleurs de fonds s’en enorgueillissent. Malheureusement, cette croissance annoncée ne se ressent pas dans la vie des ménages, et le fait de la vanter ne fait qu’accroître le sentiment de frustration de la population, et la sensation dans l’opinion publique que cette performance économique n’est qu’un mirage qui ne profite pas à tous.

Sur le plan politique, et cela est en relation avec le plan historique, Marc Ravalomanana a mis en place une stratégie de rouleau compresseur face à l’opposition. Le Président s’est arrangé pour laminer l’opposition, et faire en sorte que le parti présidentiel TIM phagocyte l’Assemblée nationale, dans lequel il a 105 députés sur 127. Même rapport de force au Sénat. Résultat : le Parlement est incapable de jouer son rôle normal dans une démocratie : canaliser la tension politique, et servir de plate-forme institutionnelle de débat entre pouvoir et opposition. Il est donc normal que cette tension et ce débat se transposent dans la rue.

LES CATALYSEURS ET LE DECLENCHEUR

Sans doute aveuglé par les chiffres qui semblaient donner l’apparence d’une supra-domination du TIM, Marc Ravalomanana a senti monter en lui un sentiment d’omnipotence et d’impunité, et a commencé à accumuler les erreurs de gouvernance, aussi bien sur le plan politique qu’économique.

Il a fait le vide dans le rang de ses fidèles et de ses premiers supporters (ceux qui l’avaient porté au pouvoir) ; il a géré l’Armée sans aucun souci du respect des normes propres à cette communauté (respect de la hiérarchie etc.) ; et il s’est attaqué à des libertés fondamentales comme celle d’expression en faisant fermer des émissions et des stations audiovisuelles. Sur le plan économique, une imperméabilité au concept de conflit d’intérêt a créé des interférences entre Marc Ravalomanana, le Chef de l’Etat, et Marc Ravalomanana, le fondateur de l’empire Tiko. Son groupe a bénéficié d’exonérations fiscales, et a « oublié » de payer ses impôts. De plus, l’Etat a décidé de se faire importateur direct de carburant, ce qui allait à l’encontre des accords passés avec les compagnies pétrolières dans le cadre de la libéralisation du secteur. Enfin, l’achat du fameux avion présidentiel n’a suivi aucune procédure budgétaire.

Face à ces cas manifestes de gouvernance assez floue des deniers publics, le FMI et la Banque mondiale ont donc envoyé en Décembre 2008 une demande d’explication sur ces points (financement d’Air Force One, exonérations de Tiko, importation de carburant), mais n’ont pas obtenu de réponse satisfaisante. L’ensemble des bailleurs de fonds (BAD, Union Européenne, FMI, Banque mondiale et quelques bilatéraux) s’est donc aligné pour suspendre l’aide budgétaire, jusqu’à ce que des réponses satisfaisantes soient apportées. Résultat : 35 millions de dollars qui devaient être décaissés en Décembre et Janvier ont été bloqués. Il faut savoir qu’environ 45% du budget de l’Etat malgache est supporté par les bailleurs de fonds, ce qui les autorise à être vigilants.

C’est donc dans un contexte de grogne sourde mais latente que Andry Rajoelina est élu maire d’Antananarivo le 12 décembre 2007, jour anniversaire de Marc Ravalomanana. L’ancien DJ remporte très largement l’élection, mais le régime Ravalomanana est incapable de percevoir dans ce résultat le vote-sanction évident que cela était pourtant. Au contraire, il se complait à accumuler les représailles et les coups bas contre la Mairie, jusqu’à ce fameux jour de Décembre où le Ministre des télécommunications, des postes et de la communication Bruno Andriatavison ordonne la fermeture de Viva TV. Tout le monde connaît la suite de l’histoire. Pour une décision irréfléchie d’un zélateur, le pays est maintenant au bord de la guerre civile.

LES ACTEURS

Deux protagonistes sont aux prises, et leur parcours présente beaucoup de similarités. Pas d’études supérieures, mais un réel talent pour les affaires, ce qui leur a permis de monter chacun des entreprises-phares dans leur domaine. Une très haute opinion de leur personne, et une personnalité autoritaire. Une élection à la tête de la Mairie d’Antananarivo face au candidat présenté par l’Etat : si Andry Rajoelina avait vaincu Hery Rafalimanana, Marc Ravalomanana avait défait un certain… Ny Hasina Andriamanjato, à présent son compère sur la Place du 13 Mai.

En s’acharnant contre Andry Rajoelina pour se venger de la défaite du TIM aux élections municipales, le régime Ravalomanana a fabriqué un martyr, ce qui est important à Antananarivo, dont la population est toujours encline à accorder sa sympathie aux souffre-douleur du pouvoir. Là encore, Marc Ravalomanana est aveuglé par son sentiment de toute-puissance, et ne s’est pas rendu compte du danger que pouvait représenter quelqu’un qui avait le soutien de la population de la Capitale. Il était pourtant bien placé pour savoir la force que cela représentait en 2002.

Andry Rajoelina a un mérite : il est le seul a avoir osé et avoir su faire entendre sa voix face à un environnement fataliste et complaisant qui avait accepté dans le silence toutes les bévues de Marc Ravalomanana et de son équipe. On doit cela au courage de la jeunesse. Mais on doit à cette même jeunesse une mentalité de rebelle, qui n’a pas su s’arrêter à temps pour respecter les limites dans les actes et les paroles. A force de pérorer sur la Place du 13 mai, il est de plus en plus prisonnier de sa foule, et sera obligé de s’arc-bouter dans une posture jusqu’au-boutiste. Cela n’est pas de bon augure pour la sortie de crise. Toutefois, depuis le début des négociations samedi dernier, il semble qu’il ait appris « sur le tas » un minimum de maturité, et il a fait des concessions appréciables. L’arrêt des manifestations sur la Place du 13 mai, l’annulation de la fameuse marche qui était présumée être sur Iavoloha, ou encore le respect de l’accord avec le FFKM de ne plus faire aucune déclaration à la presse avant la fin des négociations sont autant de faits qui montrent que la fréquentation des Chefs d’Eglise lui a redonné le sens de la pondération.

Aprés la démission du président et la remise du pouvoir par la HCC, l’un des des premiers geste d’appaisement est la grace au prisonjniers politique.

Andry Rajoelina a promis lors d’un point de presse ce vendredi 27 mars que les membres de la HAT seront connus dès lundi 30 mars prochain. Le président de la HAT réitère que les Assises nationales ont pour objectif de fixer les calendriers électoraux et tout ce que cela signifie comme préalables (transparence et égalité de chance des concurrents). Ces assises réfléchiront sur la date du référendum et élaboreront la révision de la Constitution pour l’avènement de l’autre République, la quatrième.

R. Andrianirina – PLG

Madagascar ou l’éternel retour de la crise

Madagascar: où fonce Andry-TGV?

Le monopole économique des étrangers (Vazahas) à Madagascar

Les communautés étrangères ont toujours eu du mal à s’intégrer parmi la société malgache, il n’y a pas à proprement parler de violence physique, sauf les pillages dont ils sont parfois les cibles.

L’une des raisons de cet échec est évidemment la répartition des richesses qui est très inégalitaire, la plupart des domaines économiques sont tenus par le monopole de quelques individus de communauté étrangère qui refusent l’idée même d’une libre concurrence.


Mais je ne pense pas que ce soit la seule raison qui fait que les communautés étrangères vivent parfois dans des mondes parallèles à la société malgache. Ils participent rarement à la vie politique, le domaine social est quasiment inexistant sauf quelques donations médiatisées qui ne représentent que quelques gouttes dans l’immense océan de la pauvreté. Étant donné que certaines communautés comme les Indiens et les Français sont présents dans l’île depuis plus d’un siècle, pourquoi ils ne sont jamais parvenus à s’entendre ?

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Personnellement, je n’ai pas de réponse individuelle ou forcément juste à ce propos, mais un livre que j’ai lu sur l’histoire de Madagascar m’a fait réfléchir. L’auteur déclare que la plupart des différences sont les traces de l’héritage colonial, en effet, la plupart des colonisateurs ont utilisé les classes riches du pays pour imposer leur pouvoir.

Étant donné que les Indiens, les habitants de la haute terre et certains Européens faisaient partie de cette classe riche, je pense c’est ce qui rend l’intégration aussi difficile. Mais ce n’est pas spécifiquement à Madagascar, je suis allé récemment au Kenya, et j’y ai vu la même appréhension des populations locales envers les communautés étrangères.

Est-ce qu’on peut résoudre ce problème, et parvenir à une sorte d’entente nationale ? Franchement, je ne sais pas, cet héritage a l’air si lourd, qu’il est presque impossible à effacer. Évidemment, il y a quelques signes d’intégration comme les mariages mixtes, mais je crois que ce n’est que l’exception qui confirme la règle. L’étranger reste avant tout pour le malgache un objet de convoitise que l’on doit pouvoir voler quasiment impunément.

TRAVAIL A L'ETRANGER : MADAGASCAR

Depuis 2008, beaucoup de femmes Malgaches ont quitté le pays pour travailler au Liban d’après les statistiques récentes du Ministère de la Population. Elles sont intéressées car le salaire varie entre 150 et 200 dollars américains pour un travail de femme de ménage. Un salaire qui une fois converti en Ariary, donne 300
à 500.000 Ar mensuel
. Read More

L’engagement dans ce pays pour ce genre de contrat dure 3 ans, et si elles veulent y rester l’employeur peut renouveller le contrat. Certaines d’entre elles déclarent être satisfaites de leur sort: elles sont logées, nourries, travaillent dans des conditions décentes et en outre, elles ont la possibilité de se constituer un petit péculee qu’elles envoient à leur famille.

Mais certaines qui sont parties là-bas, déclarent aussi se faire maltraiter par leur employeur. Les maltraitances physique, les abus sexuel, une surveillance très étroite ou encore la confiscation de leur
passeport qui empêche la personne de se plaindre dans un pays étranger ou son propre pays. Il y a aussi la privation de nourriture…

En outre, le contrat signé au pays serait rendu caduque une fois arrivé au Liban. A la place, un autre contrat écrit en arabe est établi avec des conditions moins avantageuses, rendant leur séjour plus difficile. Parmi les victimes pour la maltraitance, Mampionona, une jeune mère de 21 ans qui a travaillé en tant que femme de ménage pendant 2 mois au Liban, est morte. Et aussi Hary a témoigné: « Pour mon cas, mes parents ont dû payer 11 millions d’Ariary à l’agence de placement, sise aux 67ha, pour me faire revenir au pays parce que je ne supportais plus les
tortures qui ont durées près de 4 semaines de suite ».

Dernièrement, Ginette 25 ans, employée au Liban qui vient de décéder lundi dernier à l’hôpital HJRA, suite à la maladie qui l’a rongée depuis le Liban. Elle est rentrée sans salaire au Pays. C’est la deuxième fois qu’une famille originaire d’Ambositra a perdu son enfant parti travailler au Liban. L’état doit intervenir le plus vite possible pour protéger les Malgaches qui travaillent au Liban et pour trouver une solution face à ses abus, tout en favorisant l’emploi.

INTERNET A MADAGASCAR

Depuis quelques années, l’internet est devenu l’une des médias les plus utilisés à Madagascar. On en voit surtout l’utilisation dans le domaine professionnel car pour le moment, les Malgaches n’ont pas tous un ordinateur à la maison, et encore moins un accès internet. Read More

Ici, on connaît les difficultés d’accès que ce soit au point de vue de l’infrastructure ou des coûts surtout. 9% seulement des Tananariviens peuvent se connecter par jour, par rapport aux Réunionnais, dont 6% pour les connectés de manière occasionnelle.

Par contre, il y a beaucoup plus de Malgaches qui n’ont jamais utilisé l’internet dont 85% à Tana. Pourtant les femmes et surtout les jeunes sont plus intéressés par l’internet. Elles utilisent les services de communications comme e-mail, le tchat et les sites de rencontres (sic).

Il n’y a que trpois (3) fournisseurs à Madagascar en concurrence, MOOV ,Orange et le BLUELINE. Les cyber-cafés aussi augmentent de plus en plus, le commerce ne cesse de se développer pour se faire une place dans tout Madagascar. D’ailleurs, beaucoup de gens s’investissent dans ce domaine en créant leur propre entreprise avec site web.

Encore un domaine d’activité que l’Etat devrait soutenir pour sortir le pays de la crise, en particulier en freinant les ententes entre ces trois fournisseurs! Seul Telma et maintenant Blueline joue le jeu pour l’accés au plus grand nombre ! Certains ( Or…e) qui soit disant disent promouvoir l’accès au plus grand nombre propose des offres à des tarifs de racketeurs : par exemple , un de nos lecteur s’est vu proposer un tarif de 550 Euros par mois pour son entreprise pour un lien au débit misérable de 512 Kbps symétrique ! Cela laisse rêveur quand on sait que cette somme représente presque deux fois le salaire mensuel officiel d’un ministre !

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