Un des produits de rente les moins exploités de Madagascar, le café constitue une source de devise non-négligeable. Mais le marché international du café est très éxigeant et le prix mondial ne cesse de baisser depuis les cinq dernières années.
Si tel est le cas, pourquoi classer le café parmi les filières porteuses? Le café reste une filière porteuse car son marché ainsi que la surface disponible pouvant se prêter à sa culture représentent différentes potentialités à exploiter.
Les deux variétés de café, l'Arabica et le Robusta sont plantées à Madagascar. La condition climatique et géographiques (les différentes altitudes existantes, la pluviométrie, etc.) du pays se prête à merveille à sa culture. L'arabica se cultive surtout dans la région centrale du pays, c'est-à-dire les hauts plateaux; tandis que le robusta préfère le climat côtier, principalement de l'Est du pays.
les principaux problèmes de la filière café à Madagascar à part cette fluctuation du prix sur le marché international sont:
- la vieillesse des caféiers
- la désorganisation du secteur
- l'irrégularité des cafés malgaches sur le marché international.
- la concurrence très rude des pays latinos-américains
Mais finalement, on se rend compte que tous ces problèmes se relient entre eux.
En effet, sans aucune organisation professionnelle, la filière n'arrive pas à honorer la demande des différents marchés, autant local qu'international. Le marché local est pratiquement monopolisé par la société TAF et le marché international ignore pratiquement ce qu'est la qualité du café de Madagascar. (Contrairement à une certaine notoriété acquise des cafés de l'Amérique qui n'est guère mieux que ceux de la Grande île)
Or, la qualité du café malgache est pratiquement excellente, de par sa saveur d'une part, mais surtout par son odeur si particulière qui éveille tous les sens. Les arbres caféiers vieillissent mal et n'arrivent plus à fournir une production très rentable. Ce qui entraîne les opérateurs à Madagascar, que ce soit des nationaux ou des expatriés, à spéculer. La situation actuelle est que, d'une année à une autre, le café de Madagascar n'est pas toujours très présents et même s'il l'est il subit les offenses très compétitives des autres pays.
La spéculation n'améliore pas la situation de la filière. Il se pourrait même que le café malgache ne pourra pas trouver de preneur tellement le coût n'est plus du tout compétitif. La diaspora malgache résidant dans les pays occidents (Europe, Etats-Unis, Canada) constitue un petit marché pour le produit du pays et par effet de boule de neige partage avec son entourage la saveur exotique.
Madagascar dispose actuellement d'une moyenne de 200.000 ha de superficie cultivée avec un rendement connaissant une certaine tendance à la baisse. Ceci est principalement dû à la vieillesse des caféiers.
Les provinces de Toamasina, de Fianarantsoa et d'Antsiranana sont les plus performantes, avec une production annuelle moyenne respective de 20.000, 30.000 et 15.000 tonnes.
Le marché américain a connu une baisse de la demande mais connait une certaine préférence pour les cafés haut de gamme (dont fait partie le café malgache) Les jeunes américains et les jeunes européens, ceux qui consommaient une quantité considérable de ce boisson ont commencé à substituer celui-ci aux autres boissons comme la limonade, le soda ou encore l'eau minérale.
Selon le rapport économique et financier 2004-2005 du Ministère de l'Economie, de la Finance et du Budget de Madagascar, on estime à 11.1milliers de tonnes l'exportation de café pour cette année 2006. Cette estimation tient en compte d'une hausse de 2.000 tonnes par rapport à 2005. Cette hausse peut être expliquée par une certaine volonté du Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche à revaloriser et contribuer à réorganiser le secteur, mais surtout grâce a de nouvelles prospections de marché sur le marché extérieur.
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