Palais Ambohitsorohitra : 117 ans  d’histoire…

Palais présidentiel depuis 1975, à l’avènement du régime de l’Amiral Didier Ratsiraka, l’actuelle résidence d’Ambohitsorohitra est une construction fièrement érigée sur un domaine ayant appartenu au Premier ministre Rainilaiarivony.

Arrivé à Madagascar en 1886, Le Résident général de Villers, premier résident, était en quête d’un terrain pour y bâtir sa Résidence. Au départ, il avait des vues sur la colline d’Ambohijanahary, mais dut y renoncer, la Résidence aurait indûment fait face au Palais de la Reine. On lui proposa d’autres domaines à Soanierana et à Antanimena notamment. Mais aucun n’était à son goût. Finalement, le Premier ministre Rainilaiarivony lui fit l’offre d’un bail sur une propriété sise à Ambohitsorohitra, faisant partie de son propre patrimoine. Le bail fut signé le 1er octobre 1886, par le vice-résident, M. Daumas, et Ramarosaona, un magistrat malgache, en présence de deux témoins, Rasanjy et Marc Rabibisoa.

D’une durée de cinquante ans, le bail prévoit aussi le paiement d’une rente annuelle de 1 500 piastres. La propriété et toutes les maisons bâties, reviendraient au Premier ministre ou à ses héritiers, au terme de ce bail.
Les deux ailes situées à l’entrée du palais, datent de 1887. Elles ont été destinées à abriter provisoirement les bureaux et l’habitation du Résident. On y célébra la fête nationale du 14 juillet 1887, et le soir, un grand banquet y fut offert aux autorités du royaume, dont le Premier ministre, et à la colonie française.
La plate-forme destinée à recevoir la résidence définitive, œuvre de l’architecte Jully, et telle qu’on la connaît aujourd’hui, ne fut aménagée qu’en 1889. L’inauguration a eu lieu trois ans après, le 14 juillet 1892, en présence du Résident intérimaire Lacoste, et le Premier ministre, Rainilaiarivony. Le Résident général Larrouy y prit définitivement ses quartiers en juin 1893. La reine Ranavalona III y rendit visite à l’épouse du Résident le 2 juin 1896. De nombreux officiers, des hauts fonctionnaires du gouvernement malgache, des membres de la famille royale, des dames d’honneur, faisaient partie de sa suite. La reine y revint le 14 juillet, après avoir passé en revue ses troupes en Andohalo.
D’une architecture imposante, la Résidence de France était la première construction « civile » de pierre et de briques, après le Palais de Manjakamiadana et le Palais d’Andafiavaratra. Il respire le luxe et le bon goût, avec son grand salon de 24 mètres de long, divisé en trois parties par des colonnes bronzées, et son plafond à caissons polychromes. La salle à manger lambrissée d’ébène, de palissandre et de vandrika ne manquait pas de caractère.
Successivement Résidence de France, puis Gouvernement Général et enfin Ambassade de France après l’indépendance de Madagascar, le Palais d’Ambohitsorohitra fut remis à la République Malgache en 1975.
L’Amiral Didier Ratsiraka en fit à la fois sa résidence et le haut lieu du pouvoir, avant de s’installer à Iavoloha en 1991. Il céda le Palais d’Ambohitsorohitra à Guy Willy Razanamasy, devenu quant à lui, premier magistrat de la Ville des Mille. Marc Ravalomanana en prit possession, après son accession à la tête de la commune d’Antananarivo.


Foulpointe

Foulpointe est un lieu de villégiature plein de charme et de tranquillité, très convoité le week-end par les Tananariviens et étrangers (zanatan) residents du Pays. Sa plage, protégée par un récif corallien, fait de cet endroit une destination prisée des visiteurs de toutes nationalités.

Sa sympathique population ,les artisanats locaux, ses spécialités culinaires de la région rendent cette localité attrayante.

Côté Histoire : la région elle abrite encore l’un des Forts les mieux conservés du Pays datant du XIXème siècle.

Partir à la découverte de la végétation luxuriante de la côte Est, tel sera votre séjour à Foulpointe.

Avec son beau lagon et ses belles plages bordant une mer d’un calme permanent, ce petit coin paradisiaque est idéal pour les bains de soleil, les baignades en mer et les grandes promenades.

Sur la route du retour vous pouvez vous arreter pour acheter des souvenirs originaux de l’artisanat malgache.

Antananarivo

Antananarivo, Madagascar

Antananarivo, communément appelée par les Français Tananarive, ville de Madagascar, capitale du pays et de la province éponyme. Elle est située dans la partie centrale de l’île de Madagascar, sur les pentes d’une arête rocheuse qui s’élève à environ 1.435 mètres (environ 4.700 pieds).

La ville est le centre économique, culturel, et administratif du pays. C’est le centre commercial pour une région de croissance, et les industries locales fabriquent de la nourriture, des produits du tabac, des textiles, et des marchandises dérivées du cuir. La ville a un aéroport international (Ivato). La ville est le siège de l’université d’Antananarivo , possède un musée d’art, un zoo ou vous pouvez voir les especes endemiques de la grande ile et d’archéologie ainsi qu’un observatoire astronomique.

La ville a été fondée comme forteresse vers le début du XVIIe siècle par les rois Merina, qui en ont fait leur résidence principale dans les années 1790. La communauté s’est développée très rapidement alors que les rois merina ( prononcez mernes), notamment Radama Ier, avaient le contrôle de la majeure partie de l’île au XIXe siècle. Les Français ont capturé la ville en 1895, et plus tard elle est devenue la capitale de la colonie française de Madagascar. Elle a continué d’exister en tant que capitale quand le pays a regagné son indépendance en 1960.

Population (évaluation, 2001) : 1.689.000 habitants. Longitude : 47°31E. Latitude : 18°55′S.

Histoire

Vue d'Antananarivo
Vued’Antananarivoalt
  • 1610-1630 – On accorde à Andrianjaka, roi hova, la prise au roi vazimba, Rafandrana, de la plus haute des 12 collines de l’Imerina (1.468 mètres) appelée « Analamanga » (la colline bleue). Andrianjaka y fit bâtir un « rova » (une forteresse) défendu par près de mille hommes. D’où son nom d’Antananarivo, « la cité des mille ».
  • 1710 – Andriamasinavalona, roi d’Antananarivo partage son royaume entre ses 4 fils. Division de l’Imerina.
  • 1777 – Le Français Mayeur est le premier Européen à visiter Antananarivo et en donne pour la première fois un récit écrit.
  • 1794 – Ramboasalama alors prince d’Ambohimanga, (plus tard, appelé Andrianampoinimerina), s’empare d’Antananarivo pour restaurer l’unité Merina. Il règnera jusqu’à sa mort.
  • 1810 – Radama Ier prend les rênes du pouvoir à Antananarivo.
  • 1817 – Le sergent Hastie, envoyé britannique, arrive à Antananarivo pour obtenir l’abolition de la traite des esclaves.
  • 1820 – Arrivée du pasteur Jones de la L.M.S. Ouverture de la première école à Ifidirana.
  • 1832 – Arrivée du Français Jean Laborde, il est considéré comme le bienfaiteur de Madagascar, car il a apporté plusieurs innovations dans la mécanique, la chimie et l’architecture et en fit bénéficier Madagascar.
  • 1839-40 – Construction du palais de la Reine (Manjakamiadana).
  • 1849 – Le 28 mars, martyre des chrétiens. Craignant l’extension de l’idéologie apportée par les Vazaha[1] via le christianisme, la reine Ranavalona Ire a entamé la chasse aux chrétiens. Ceux qui n’abjuraient pas étaient condamnés à la peine de mort.
  • 1852 – Construction du tombeau du Premier ministre, à l’initiative de la reine Ranavalona Ire qui devait faire appel au Britannique CameronJean Laborde. et au Français
  • 1868 à 1880 – Cameron devait contribuer à doter la ville de nombreuses maisons de briques, supplantant les constructions en bois, seules permises auparavant.
  • 1861 – Le médecin, Dr Andrew Davidson de la L.M.S., fonde le premier dispensaire.
  • 1862-63 – Règne très court du roi Radama II
  • 1863-68 – Règne de la reine Rasoherina
  • 1868-83 – Règne de la reine Ranavalona II
  • 1883-95 – Règne de la reine Ranavalona III

Ces trois règnes successifs marquent le retour des architectes et des missionnaires européens qui fortement inspirés des temples, églises et cathédrales d’Europe commencent à bâtir des édifices religieux : Ambohipotsy (1863), Ambatonakanga (1864), Ampamarinana, Faravohitra, le petit temple à l’intérieur du Rova, la cathédrale catholique d’Andohalo et la cathédrale anglicane Saint-Laurent d’Ambohimanoro.

  • 1895 – Le 29 septembre marque la prise d’Antananarivo par les forces françaises commandées par le général Duschesnes.
  • 1896 – Le 6 août, Madagascar est déclarée colonie française.
  • 1896 – Le 16 septembre, l’arrivée du général Gallieni donne à Antananarivo un nouveau statut, celui de capitale de Madagascar. La ville se transformera alors : construction de nouvelles voies urbaines, création d’écoles primaires, fondation de l’Académie malgache (1902), de l’École de Médecine (1897), de l’Institut Pasteur (1898), de l’Assistance médicale (1899).
  • 1947 – Le 29 mars, insurrection contre les colonisateurs français, dans toute l’île. La représailles des colons et des milices français a été sanglante, on estime les morts côté Malagasy à plusieurs dizaines de milliers ; aucun chiffre précis n’a été communiqué.
  • 1960 – Le 26 juin, indépendance de Madagascar, Philibert Tsiranana est président de la République malgache, toujours sous protectorat français.
  1. ? Nom donné par les Malgaches aux étrangers en général et aux blancs en particulier

La restauration du palais d’Andafiavaratra

La restauration du palais d’Andafiavaratra a duré plus de deux decennies.

«Si tu ne sais pas qui tu es, tu ne sais pas où tu iras”. La devise des Amis du Patrimoine Madagascar (APM) semble vouloir tout dire. Les biens communs nationaux s’inscrivent dans le présent, tout en appartenant au passé.

Etymologiquement, ce mot vient du latin « patrimonium » et signifie héritage du père. Il rassemble toutes les traces du passé léguées par nos ancêtres. “C’est l’ensemble des biens matériels et immatériels faisant la particularité d’un pays”, explique le général Désiré Ramakavelo, historien et membre de l’association APM.
Les gens ont, parfois, du mal à faire la distinction à partir de ces deux qualificatifs. Ce qui est matériel se rapporte, par exemple, aux palais, aux constructions et aux sites naturels, tandis que l’immatériel rassemble les us et coutumes, en un mot le culturel.
Dans ces deux catégories patrimoniales, la Grande île en conserve de nombreux exemples. Le plus connu de tous est le Rova Manjakamiadana, détruit par un feu criminel le 6 novembre 1995.
Si les autorités ne semblent fournir aucun effort, diverses associations se sont créées pour mettre en valeur et pour militer pour la sauvegarde du patrimoine national.
Ainsi, APM, Mamelomaso, Andohalo se sont mobilisées. La première a pour objectif d’entreprendre et d’appuyer toutes les initiatives et les actions tendant à promouvoir les expressions littéraires, scientifiques et esthétiques valorisant le patrimoine culturel et artistique malgache.

Tout le monde s’y met.
Depuis son agrément en 1992, l’APM a initié différentes actions. Des jeunes s’y impliquent et dirigent, actuellement, des projets . Dina Ratianarivo est parmi ceux-là. Il est, d’ailleurs, le benjamin des 35 membres, mais il s’immerge dans l’objectif commun, à savoir la conservation du patrimoine malagasy.
“Mon adhésion à l’association se justifie par le fait que je poursuis des études en tourisme. Par ailleurs, ma passion pour la culture et le patrimoine complète mes motivations”, explique-t-il. Justement, ses projets de fin d’études vont dans le sens de ses implications. “Mon action consiste, actuellement, à démarrer un site web de l’APM, afin de lancer les débats sur le sujet. La création d’un club Patrimoine s’inscrit aussi dans mes priorités. Il s’agit de mobiliser les jeunes, des collèges et des lycées d’Antananarivo, pour la conservation du patrimoine”, explique Dina Ratianarivo.
Agé d’à peine 20 ans, cet étudiant est conscient de la valeur des sites et des monuments. Peu de gens se sentent motivés, malgré la gratuité de l’adhésion à l’APM.
“Il appartient au ministère du Tourisme et de la culture de conscientiser tout le peuple quant à la valeur du patrimoine, car c’est une nécessité vitale. En effet, la mondialisation devrait nous pousser à retrouver notre identité”, note Xhy sy Mà, un historien de renom.
Un partenariat est mis en place avec la Direction du patrimoine malagasy et l’Office régional du tourisme (Ortana). En fait, un accord privilégié permet à l’APM de consulter des documents de ce département du ministère du Tourisme et de la culture.

Réactions à chaud.
L’exposition d’Analakely, à l’occasion de la commémoration du dixième anniversaire de l’incendie du Rova, est l’une de celles organisées sur ces lieux ayant accueilli beaucoup de visiteurs. Cela démontre l’importance que certains gens attachent à la notion de patrimoine. “Cette exposition m’a intéressé, mais à mon avis, elle vient un peu tard. Il fallait réveiller la détermination des Malgaches tout de suite après l’incendie. Néanmoins, il est temps d’organiser quelque chose pour sensibiliser la Nation toute entière ”, s’exprime un étranger résidant à Madagascar.
“Moi-même, je suis ému à l’idée de la réhabilitation du Rova, car pendant ces dix années, il n’y a eu que de beaux discours. Maintenant, tout se réalise enfin”, explique un artiste.
Ces opinions expriment les différentes attitudes chez la population. « Plus question de vouloir rester dans l’ignorance, car les gens qui ne savent même pas leur identité, peuvent être qualifiés d’errants », précise Xhy sy Mà.
Si on prend l’exemple de l’Imerina, les efforts de l’Ortana méritent une attention particulière. Outre son partenariat avec l’APM, dont le but consiste à valoriser le patrimoine pour que celui-ci soit un produit attrayant, cette direction régionale du tourisme d’Antananarivo inclut dans son programme la sensibilisation dans la conservation du patrimoine.
“Nous poussons les guides à participer dans la préservation des édifices, qu’ils soient anciens ou modernes. Il en est de même pour les aires protégées”, explique Miandriarijaona Razafimahefa, directeur exécutif d’Ortana.
Et les touristes sont fascinés par ces richesses. “A part les sites et les monuments déjà connus, ils sont aussi intéressés par le quotidien des Malgaches”, explique Mauricia Ralefomanana, guide et membre de l’Ortana .
De fait, la Grande île présente beaucoup de disparités et de variétés, en matière de patrimoine.

La falaise de Tsirangambalala (Fianarantsoa)

Répertorier le patrimoine malagasy s’avère un travail de longue haleine. L’association Amis du patrimoine malagasy oeuvre, pourtant, dans ce sens sans se décourager. Avec la collaboration du ministère du Tourisme et de la culture, le catalogue des sites et monuments classés est déjà disponible pour ceux qui veulent en savoir plus.

Les six provinces sont les légataires du patrimoine. Que ce soient des plaines, des massifs, des lacs, des collines ou des montagnes, en passant par les édifices et les résidences aux différents palais, la liste est longue.
Une centaine d’entre eux se trouvent dans la capitale, tel le plateau du Rova ainsi que les différents temples protestants et cathédrales. Fianarantsoa abrite quelques autres, dont les plus connus sont le tombeau royal de Vohitsitsaky, le massif rocheux à Ihosy, la colline d’Ambositra taloha.
… et le palais d’Ambohitsirohitra.
Les baobabs de Mahajanga et ses grottes font partie des 21 sites classés de cette province. Pour Antsiranana, 16 monuments et sites figurent dans la liste dressée par le ministère de tutelle.
On peut citer les ilôts et le lac sacré à Farihy Antanavo et le palais royal à Ankify.
Toliara se distingue avec sa baie, ses îles à souvenirs touristiques, son gouffre à Mitoho, ses gisements subfossiles, sa grotte et les arbres gigantesques à Miary.
Douze sites du patrimoine national se trouvent à Toamasina, dont les cascades à Vatomandry et sur le Mangoro ainsi que l’ancienne cimetière betsimisaraka à Mananara nord.